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Des standards respectés

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Photo AFP L’intensité est au rendez-vous à la finale de la coupe Stanley disputée entre le Lightning et les Stars.

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Très peu de patineurs ont apprécié leur séjour dans la bulle. Pas étonnant que Gary Bettman et les décideurs du hockey professionnel se garderont bien d’adopter ce scénario quand viendra le temps des discussions sur la gestion de la prochaine saison.

Mais avait-on vraiment le choix ?

Il fallait sauver les salaires. Il fallait sauver la saison 2019-2020. Il fallait que le sport du hockey emboîte le pas alors que les autres ligues professionnelles avaient concocté des retours au boulot en pleine pandémie.

Le hockey professionnel a gagné sur toute la ligne.

Les joueurs ont respecté les conditions.

Les dirigeants de la ligue et les propriétaires ont multiplié les efforts afin que l’environnement proposé aux patineurs réponde aux attentes.

Et le spectacle présenté au cours des dernières semaines confirme le sens du devoir des athlètes. On assiste à une compétition intense. Une compétition où les patineurs utilisent toutes leurs ressources, avec comme résultat que les surprises ont été nombreuses et surtout que le niveau de compétition a toujours respecté les standards que l’on apprécie habituellement chaque printemps.

Les Stars de Dallas luttent avec l’énergie du désespoir. Ils l’ont fait dans chacune des séries qu’ils ont disputées au cours de l’été. Le Lightning de Tampa Bay garde le pied au plancher à chacun de ses matchs.

Révision des effectifs

Les 24 équipes invitées à participer à un tournoi exigeant et ne permettant aucun compromis ont quitté et quitteront la compétition entretenant beaucoup d’espoir pour les prochaines saisons. D’autres s’interrogent déjà sur les prochaines années, et, pour certaines, une révision complète des effectifs s’impose.

Dans quelques jours, on passera à une autre étape du modèle d’affaires des penseurs du hockey professionnel. On plongera encore une fois dans l’inconnu, on aura sûrement des conversations très animées sur la façon de dresser un plan d’opération.

Mais, pour l’instant, les Stars et le Lightning ont un autre rendez-vous ce soir. La ténacité de la formation du Texas, avec des vétérans qui trouvent encore de l’énergie, pourra-t-elle pousser la grande finale jusqu’au match ultime ?

La détermination du Lightning lui procurera-t-elle un deuxième championnat ? 

Cependant, le commissaire devrait inviter les arbitres à appliquer le livre des règlements avec la même rigueur que celle que déploient les joueurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Ce qu’on a vu au cours de cette finale, c’est inacceptable.

Les arbitres ne veulent pas décider du résultat final... mais justement, ils décident du résultat final en ne réagissant pas devant des infractions évidentes.

Peut-être ont-ils la vie facile puisqu’il n’y a personne dans les gradins pour crier leur désaccord. Pourtant, partisans ou pas, cela n’affecte aucunement le comportement des patineurs. 

Lane et les Jets

Le nom de Patrick Lane alimente les discussions, et Kevin Cheveldayoff, le grand patron des Jets de Winnipeg, semble déterminé à colmater des brèches en exposant son jeune ailier droit dans la vitrine. Le prix à payer : un défenseur droitier de haut niveau, un joueur de centre pouvant évoluer dans le top six... et peut-être un 2e choix au repêchage amateur. Maintenant, la question : pourquoi une équipe envisage-t-elle de se départir d’un marqueur naturel, 138 buts en 305 matchs ? Les Jets n’ont pas de problème en attaque, du moins, pas pour l’instant. Mais, Blake Wheeler prend de l’âge. Mark Scheifele visite souvent l’infirmerie. De quoi inquiéter une organisation. Ou croit-on que le départ de Lane purifierait l’atmosphère chez les Jets ?...

La période pour les rachats de contrat prend fin le 8 octobre, la veille de l’ouverture du marché des joueurs autonomes sans restriction. 

Plusieurs équipes auront profité de l’occasion offerte pour amenuiser leur masse salariale et tenter leur chance en négociant avec des joueurs libres comme le vent ou encore, et ça pourrait influencer plusieurs directeurs généraux, y aller d’un coup fumant sur le marché des joueurs autonomes avec restriction. À ne pas oublier : un directeur général peut dépasser les 81,5 millions de dollars, mais il n’aura que quelques jours avant le début de la prochaine saison pour présenter des effectifs ne dépassant pas la limite permise. Mais quel directeur général voudra prendre un tel risque sans être certain qu’il pourra liquider quelques joueurs ? Aucun de ses homologues ne lui tendra la main à moins qu’il consente à payer un prix inflationniste...