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Feu rouge!

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Il y a à peine 48 heures, le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, a jugé bon de lever toutes les mesures sanitaires, et ce, en faisant fi des 14 000 décès dus à la COVID-19 dans son État.

Ce lundi 17 h 30, au Québec, notre gouvernement qui valse sur une jambe depuis des semaines vient enfin de poser l’autre pied à terre. Nouvelles mesures et restrictions. Dès le 1er octobre, fini le party!

Nous devions aller au Rideau Vert pour la première fois depuis des mois. On vient d’apprendre que nous allons rester chez nous ce jeudi soir.

Ma vieille et ses acteurs, qui se décarcassent depuis des semaines pour monter une pièce et la présenter à un public déjà restreint à cause des mesures sanitaires, seront privés du fruit de leur labeur.

La culture a déjà lourdement écopé lors de la première vague. Les théâtres viennent à peine de rouvrir et on leur intime de fermer. Dieu sait à quel point les directions des théâtres tiennent à leur public et mettent tout en œuvre pour en assurer la sécurité, alors, le cœur gros, on se résignera à fermer les salles de spectacle.

Et tous ces bars et restaurants qui doivent en faire autant? Les propriétaires et employés qui avaient déjà du mal à remonter la pente, comment se relèveront-ils de cette tuile qui leur tombe dessus?

Toutes ces mesures se justifient par l’urgence d’éviter que le système de santé ne soit emporté par un tsunami.

Un système de santé que la première vague a laissé exsangue. Arrêtons de tourner autour du pot comme on le fait depuis des semaines, messieurs Legault, Arruda et Dubé...

La réalité c’est que le Québec a un système de santé en sous-effectif et que cela affecte déjà quantité de gens.

Si vous ne croyez pas à la pandémie, pensez au moins à ceux qui ont besoin de soins et qui ne les recevront pas parce qu’on est déjà forcé de fermer des lits.

Les messages du gouvernement ne se rendent pas. À trop vouloir ménager la population, on favorise les comportements délinquants.

Les médecins épargnent-ils leurs patients atteints d’une maladie grave?

L’heure n’est plus au «Ça va bien aller».

Dommage pour tous ceux qui ont pris les consignes au pied de la lettre et qui les ont observées rigoureusement, mais la réalité c’est qu’on ne peut pas compter sur le bon jugement de tous.

Ça va bien aller? Disons que pour le moment, ça va pas pantoute, on est dans le rouge!