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Deux ans et demi de prison pour l'agresseur à la casquette de Mascouche

Éric Gauvreau-Paquette
PHOTO COURTOISIE, Sûreté du Québec Éric Gauvreau-Paquette

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Arrêté grâce à sa casquette, un exhibitionniste de Mascouche a été condamné à plus de deux ans et demi de prison lundi après avoir plaidé coupable à une série d'accusations liées à des agressions commises sur 15 victimes d'âge mineur l’an dernier.

Action indécente et exhibitionnisme, tentative de contact sexuel, agression sexuelle et voie de fait, Éric Gauvreau-Paquette, 30 ans, a plaidé coupable à 11 chefs d'accusation au total, en matinée, au palais de justice de Joliette.

Dans la foulée, le juge Michel Bellehumeur l'a condamné à passer 12 mois de plus en prison, lesquels s'additionnent au temps qu’il a déjà purgé à titre préventif, pour un total de 31 mois et demi. Sa peine sera suivie d'une probation sévère de trois ans, durant laquelle l'homme devra respecter certaines conditions, dont celle de ne fréquenter aucun lieu public où se trouvent des enfants.

Éric Gauvreau-Paquette a donc reconnu avoir suivi et abordé 15 victimes, âgées de 10 à 15 ans, aux abords ou sur des pistes cyclables de Terrebonne et de Mascouche entre le 9 juillet et le 21 août 2019.

L'homme se déplaçait à pied, à vélo, et parfois dans un véhicule noir, pour localiser ses victimes et se masturber devant elles. La police a pu le retrouver et l'arrêter quelques jours après la dernière agression, grâce à sa casquette qu'il avait perdue sur les lieux du crime. Alors qu’il était activement recherché, Gauvreau-Paquette avait laissé sur son compte Facebook des photos de lui portant cette casquette, ce qui a grandement aidé la police à lui mettre la main au collet.

«Hey, les filles!»: c'est de cette façon qu'Éric Gauvreau-Paquette abordait généralement ses jeunes victimes avant d'exhiber ses organes génitaux et de se masturber.

Arrêté à temps, l'accusé entamait une gradation vers la violence, selon le tribunal, puisqu'il a jeté par terre sa dernière victime, âgée de 13 ans, et baissé ses pantalons. Celle-ci s'est débattue et l'a blessé à l'oeil, l'obligeant à s'enfuir sans sa casquette.

Insomnie, crainte de se retrouver seules ou d'être suivies, pensées désordonnées et anxiété sont les séquelles psychologiques décrites par les victimes, dont la procureure Ariane Roy-Dupuis a lu les témoignages.

Malgré la gravité des gestes reprochés, certains facteurs atténuants ont toutefois joué en faveur de l'accusé au moment de déterminer la sentence. Le fait qu'il ait collaboré et admis ses torts dès son arrestation ainsi que ses remords et l'empathie qu'il démontre pour ses victimes ont touché la cour.

«Je veux que tu saches que ce n'est pas ta faute, ce qui est arrivé. Je tiens à m'excuser un million de fois, j'étais malade et je ne m'en rendais pas compte. Tu as payé le prix injustement et jamais je ne me le pardonnerai», a-t-il dit à l'intention de ses jeunes victimes par la voix de son avocat, Serge Raby.