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Deuxième vague: les épiciers sont mieux préparés

Bruno Drouin, copropriétaire de l’épicerie Provisions.
Photo Didier DeBusschère Bruno Drouin, copropriétaire de l’épicerie Provisions.

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Rudement mis à l’épreuve au tout début de la pandémie, les épiciers de la province ont appris de leurs erreurs et sont prêts à faire face à la musique dans les prochaines semaines, bien que certaines problématiques demeurent.

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«On ne devrait pas manquer de papier hygiénique», lance, à la blague, Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales du Conseil canadien du commerce de détail (CDDD).

«Les épiciers sont prêts à affronter la deuxième vague. Ils vont essayer de prévoir le comportement des consommateurs en fonction de ce qu’il s’est passé lors de la première vague», dit-il.

Des limites et moins de variété

Certaines chaînes d’épiceries ont d’ailleurs déjà commencé à instaurer des limites de quantité pour l’achat de certains produits afin d’éviter la problématique d’approvisionnement du printemps.

Les systèmes de commande en ligne, qui ont occasionné beaucoup de maux de tête aux épiciers et aux consommateurs au printemps dernier, ont également été ajustés pour être plus robustes, incluant la distribution et le facteur humain.

Par ailleurs, si on assure que les pénuries ne sont pas à craindre pour un quelconque produit au courant des prochains mois, on commence toutefois à voir apparaître une réduction de la variété.

«Par exemple, au lieu d’avoir cinq variétés d’une même boisson gazeuse – originale, sans caféine, diète, etc. – il n’y en aura que deux ou trois», explique M. Belleau.

Selon lui, de nombreux facteurs sont responsables de cette situation. Notamment, le fait qu’on est toujours en rattrapage de la première vague et que certains pays ont reconfiné dernièrement, diminuant ainsi la production.

Du côté de l’épicerie Provisions, sur la rue Cartier, à Québec, on entrevoit déjà une reprise de la popularité des livraisons de paniers à domicile, alors que le spectre d’un reconfinement plane.

«On dirait que ça veut repartir. Cette semaine, c’est déjà une augmentation de 10 à 20 % par rapport aux dernières», lance le copropriétaire Bruno Drouin.

Perte d’employés

La nouvelle devrait le ravir, mais c’est plutôt de l’appréhension que ressent l’épicier.

Depuis quelques jours, ses employés tombent comme des mouches. Affirmant avoir été en contact avec des cas de COVID-19, 10 d’entre eux, sur 35, ne sont pas rentrés au boulot dernièrement.

«On est prêt à affronter la deuxième vague. Ça fait 37 ans qu’on fait ça, ce n’est pas ça qui nous fait peur. Mais j’ai peur de manquer d’employés, il va falloir que je fasse plus de temps pour compenser, même si je suis déjà pas mal saturé», déplore M. Drouin, qui s’attend à ce que la situation empire dans les prochaines semaines.

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