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Des élèves confinés de façon individuelle privés d’enseignement

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La confusion entourant une directive de Québec au sujet de l’enseignement en ligne a poussé des profs à cesser l’enseignement virtuel offert à des élèves en confinement à la maison, comme le réclame un syndicat.

Depuis la rentrée, les écoles sont obligées d’offrir de l’enseignement à distance lorsqu’il y a fermeture complète d’une classe ou d’une école. Aucun service n’est toutefois prévu pour un élève qui doit s’isoler à la maison, alors que les autres élèves du groupe sont toujours en classe.

À l’école secondaire anglophone Saint-Patrick, à Québec, des enseignants avaient pris l’habitude depuis le début de l’année de diffuser leurs cours en direct en ligne pour quelques élèves de leur groupe en isolement à la maison.

Or, des enseignants ont récemment annoncé à des parents qu’ils devaient renoncer à cette pratique en raison d’une directive provenant du ministère de l’Éducation, peut-on lire dans un courriel obtenu par Le Journal.

Confusion

Dans un document transmis au réseau scolaire vendredi, le ministère indique que certains élèves peuvent bénéficier de l’enseignement à distance: ceux dont la classe est fermée, ceux qui ont un billet médical pour une exemption de fréquentation pour toute l’année scolaire et les élèves de 4e et 5e secondaire en mode hybride. 

Les élèves qui sont en isolement de façon individuelle ne sont pas mentionnés, ce qui serait à l’origine de la confusion.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on a précisé mardi que l’enseignement à distance auprès d’élèves isolés au cas par cas ne fait l’objet d’aucune interdiction.

Dans le réseau privé, plusieurs écoles ont mis en place des services en ligne pour les élèves isolés au cas par cas. Au Séminaire des Pères Maristes, à Québec, par exemple, toutes les classes sont équipées de caméras, ce qui permet à un élève à la maison en attente des résultats d’un test de COVID-19 de suivre ses cours en ligne. 

Demande syndicale

Or, la Fédération du personnel de l’enseignement privé s’oppose à cette pratique, qui crée une «surenchère» entre les établissements et met une «forte pression» sur les épaules des profs, déjà épuisés, dit-on. 

Son président, Stéphane Lapointe, confirme avoir fait des représentations à ce sujet au ministère de l’Éducation. «Il y a du monde qui est en train de péter au frette, dit-il. Est-ce qu’on préfère que nos enseignants partent en congé de maladie?»

À la Fédération des établissements d’enseignement privés, on appuie les écoles qui décident d’offrir cet enseignement à distance de façon volontaire. «Moi, comme directeur du Collège Charles-Lemoyne, je vais continuer à le faire», affirme son président, David Bowles.

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