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Un an après le rapport Viens: le PLQ demande la démission de la ministre des Affaires autochtones

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La cheffe libérale, Dominique Anglade, a exigé la démission de la ministre des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours. Elle critique l'inaction du gouvernement caquiste, une année après le dépôt du rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics au Québec.

Mme Anglade a fait cette sortie à la suite de la diffusion d’un communiqué de presse où la ministre Sylvie D’Amours se félicitait «de la qualité des échanges» entre les autorités publiques et les représentants autochtones.    

  • Écoutez l'entrevue de Geneviève Pettersen avec Michèle Audette, ex-commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, sur QUB radio:   

«Ce communiqué est une véritable insulte», a tonné Mme Anglade. Elle souligne que parmi les quatre exemples d’actions réalisées par le gouvernement, deux sont des motions adoptées par l’Assemblée nationale il y a un an. «C’est sérieusement rire des gens. Le progrès qui a été fait est inacceptable», a-t-elle dénoncé. 

Bourdes

Mme Anglade critique sévèrement la tenue de la ministre D’Amours, qui a commis des bourdes par le passé. Cette dernière a déjà qualifié des organisations autochtones de «quatrième parti d’opposition».     

  • ÉCOUTEZ l'entrevue d'Antoine Robitaille avec la cheffe libérale Dominique Anglade à QUB radio:

 

«Il est évident que la ministre n’est plus apte à assumer ses fonctions. Rien n’a été fait en un an. [...] Je pense qu’avec ce communiqué, elle a offert sa lettre de démission», a souligné Dominique Anglade. 

La chef parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé, a également critiqué la ministre caquiste. «Ça prend du front tout le tour de la tête pour se féliciter quant à la qualité de ses échanges avec les Autochtones [...] alors que madame D’Amours met son inaction sur le dos de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador», a-t-elle déploré.  

Discrimination systémique

Il y a un an, le commissaire Jacques Viens dévoilait un volumineux rapport qui concluait que les Autochtones du Québec sont victimes de discrimination systémique. 

Un an plus tard, peu a été fait. Le décès tragique de Joyce Echaquan au centre hospitalier de Joliette, sous les insultes racistes d’une infirmière, a ravivé cette douleur.  

Le grand chef et président de la nation atikamek, Constant Awashish, était parmi eux et a participé à une manifestation en mémoire de Mme Echaquan mardi.  

«On veut des actions»

«On est indignés, choqués, et remplis de questionnements, a-t-il lancé. Souvent, les gens se plaignent des gestes qu’ils subissent. Ils n’ont pas de preuves. Avec ce vidéo, plus personne ne peut le nier. Il est temps que François Legault reconnaisse que le racisme systémique existe bel et bien. Maintenant, on veut des actions», a-t-il dit. 

Le rapport Viens soulignait d’ailleurs que «les membres des Premières Nations et les Inuits ne se sentent pas en sécurité lorsque vient le temps de mettre leur santé entre les mains des services publics». 

Lors des auditions, le médecin d’origine innue Stanley Vollant a affirmé avoir lui-même été témoin de pratiques empreintes de préjugés. «À l’hôpital de Baie-Comeau, j’ai travaillé pendant près de dix ans, je peux vous dire qu’il y a du racisme systémique. Des infirmières, des médecins ont beaucoup de préjugés négatifs vis-à-vis les Premières Nations. Les gens de mon village [...] ont peur d’aller à l’hôpital», disait-il.  

Le premier ministre François Legault doit rencontrer le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Ghislain Picard, vendredi.  

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