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LHJMQ: mesures dissuasives adoptées

Les sanctions envers les bagarreurs sont maintenent plus sévères

La LHJMQ a finalement voté en faveur du resserrement des conséquences en matière de bagarres, mercredi.
Photo d'archives, AGENCE QMI La LHJMQ a finalement voté en faveur du resserrement des conséquences en matière de bagarres, mercredi.

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Un peu moins de deux semaines après avoir maintenu le statu quo dans le dossier des bagarres, l’Assemblée des membres de la LHJMQ a changé son fusil d’épaule, mercredi. 

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Confrontés à la menace du retrait d’une aide financière gouvernementale pour combler les pertes engendrées par la pandémie de COVID-19, les propriétaires des formations du circuit Courteau ont voté en forte majorité en faveur de l’application de mesures plus sévères dans le cas de bagarres.

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« Tous les joueurs impliqués dans une bataille recevront chacun une punition d’inconduite [durée de dix minutes] en plus de la punition majeure [cinq minutes] à l’exception où un joueur impliqué est jugé instigateur ou agresseur. Une partie de suspension automatique sera également décernée dès la 3e bataille pour un joueur en cours de saison », peut-on désormais lire dans le livre des règlements de la LHJMQ.

Le 17 septembre, l’Assemblée n’avait pas été en mesure d’obtenir deux tiers des votes en faveur d’imposer dix minutes supplémentaires lors d’un combat et de suspendre un joueur qui dépasse le cap des cinq bagarres dans une saison.

Insatisfaite de cette décision, la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, avait fait parvenir une lettre aux 12 formations québécoises de la LHJMQ et utilisé le levier de l’aide financière prévue et évaluée à environ 20 M$, qui sera distribuée à cette douzaine d’équipes, et visant à combler une partie des pertes engendrées par l’absence de partisans lors des rencontres cette saison. 

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Message de la ministre

Le message a été entendu puisque la proposition adoptée mercredi se veut plus sévère que celle votée le 17 septembre.

« On a entendu le message de la ministre, a réagi le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau mercredi soir, sans vouloir divulguer le résultat du vote. Nous avons repris le vote et, de façon claire, avons démontré en ajoutant de la réglementation ce qu’on peut faire pour l’encadrement de nos joueurs. » 

 « La ministre avait été claire avec nous qu’elle n’imposerait rien à la LHJMQ. Elle voulait toutefois que je lui dise que je continuerais à travailler afin de réduire les commotions cérébrales dans le hockey et à augmenter les conséquences lors des bagarres. Je lui avais donné ma parole. »

Cette dernière n’a pas caché sa satisfaction, sur Twitter.

« La LHJMQ a posé un geste important aujourd’hui. Cet enjeu me préoccupe depuis plusieurs mois. Ma priorité est que les jeunes joueurs soient en sécurité. C’est le début du changement de culture au hockey ! », a réagi la ministre Charest.

Vers l'abolition ?

La LHJMQ devient donc la première ligue canadienne à imposer des mesures plus strictes en ce qui a trait aux bagarres. Toutefois, un recul clair a été fait par rapport à la proposition d’abolition complète faite en février dernier.

Mercredi, l’Assemblée des membres n’a pas été en mesure d’obtenir les deux tiers de voix afin qu’un joueur soit expulsé automatiquement après un combat, selon le collègue de TVA Sports Mikaël Lalancette.

Malgré tout, M. Courteau se disait fort satisfait de la décision prise par les propriétaires de son circuit, mercredi.

« Je n’aime pas utiliser le terme abolition. Je veux davantage m’attarder sur les conséquences. On a fait beaucoup d’améliorations à cet effet depuis 2008 et il n’y a eu que 0,22 bagarre en moyenne par match la saison dernière. Je suis convaincu qu’avec les nouveaux règlements, on va réduire encore davantage ce nombre dans la LHJMQ. »