/entertainment/stage
Navigation

Reconfinement de la culture: Denise Filiatrault ne comprend pas

Elle croit que le théâtre paie pour les excès des gens

La Sagouine
Photo d'archives Le Trident a annulé les dernières représentations de La Sagouine, mettant en vedette Lorraine Côté, qui était à l’affiche jusqu’au 18 octobre à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec.

Coup d'oeil sur cet article

Denise Filiatrault qualifie d’épouvantable cette deuxième fermeture des salles de spectacles, de cinéma et de théâtre. Elle ne comprend pas.

«C’est très triste, parce qu’on était prêts et le théâtre était sécuritaire. C’est terrible et épouvantable. J’espère de tout mon cœur, avec tout l’argent qu’on a mis dans cette pièce, que nous pourrons la présenter à nouveau en novembre», a lancé la directrice artistique du Théâtre du Rideau Vert lors d’un entretien.

Le Théâtre venait tout juste de relancer ses opérations avec la pièce Adieu Monsieur Haffmann présentée, lundi, mardi et mercredi, en avant-première avec distanciation. Le Rideau Vert a dû reporter les 21 représentations qui étaient à l’affiche en octobre.

  • Écoutez l'entrevue de Sophie Durocher avec Denise Filiatrault sur QUB radio:

Renaud Paradis et Julie Daoust lors des répétitions de la pièce Adieu Monsieur Haffmann, qui a pris l’affiche pour la dernière fois mercredi soir au Théâtre du Rideau Vert, à Montréal.
Photo courtoisie, Stéphane Bourgeois
Renaud Paradis et Julie Daoust lors des répétitions de la pièce Adieu Monsieur Haffmann, qui a pris l’affiche pour la dernière fois mercredi soir au Théâtre du Rideau Vert, à Montréal.

Denise Filiatrault est consciente que le gouvernement fait face à une situation sans précédent et doit agir rapidement. Elle croit que les théâtres, salles de spectacles et cinémas paient pour les excès de ceux qui ne respectent pas les règles.

Elle se demande pourquoi la Ville de Montréal n’envoie pas les policiers faire de la surveillance dans les parcs, où elle voit des gens qui se collent et qui dansent. 

«Peut-être qu’ils font ça sans se rendre compte à quel point c’est dangereux, qu’ils n’y croient pas et qu’ils pensent à leur liberté. J’aimerais, si je pouvais, les envoyer en Iran. Ils verraient ce que c’est la liberté», a-t‐elle fait remarquer.

Deux poids, deux mesures

«Il y a des commerces et des attractions qui restent ouverts et les théâtres sont fermés. Les gens qui viennent au cinéma ou au théâtre sont des gens sages. Ils ne se garrochaient pas sur tout le monde. Je ne comprends pas», a-t-elle ajouté.

L’impact est énorme pour les acteurs, les techniciens et les employés du théâtre de la rue Saint-Denis.

«Ces gens-là doivent gagner leur vie. Il faut que les salles de spectacles, de théâtre et de cinéma s’en sortent. Ça n’a pas de bon sens et c’est épouvantable», a-t-elle déclaré. 

La femme de théâtre a confirmé que le spectacle Revue et corrigée ne prendra pas l’affiche à la fin de l’année.

«C’est quelque chose qui coûte très cher et on ne peut pas rentabiliser l’opération avec un petit nombre de spectateurs en distanciation», a-t-elle fait savoir.