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Le karma de Radio X

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La Ville de Québec a cessé de payer pour de l’espace publicitaire chez CHOI Radio X, en raison des propos de certains animateurs et de chroniqueurs sur les mesures sanitaires en place.

Depuis, plusieurs entreprises privées ont suivi le pas

Évidemment, certains animateurs de Radio X, dont le fonds de commerce restera toujours leur position de victime, parlent de censure, d’atteinte à la liberté d’expression, d’être tenus responsables de propos qu’ils n’ont pas dits.

Encore une fois. Ils en deviennent prévisibles.

La réalité, ce n’est pas que des animateurs de CHOI aient clairement dit, mot pour mot, de désobéir aux règles sanitaires. 

La réalité, c’est que depuis un temps, Radio X donne du temps d’antenne à certains « termites sociaux », comme Alexis Cossette-Trudel, Ken Pereira et Stéphane Blais, qui embrouillent les vérités scientifiques par des théories du complot pétries de bêtises. 

La réalité, c’est que cette station fait dans le clientélisme d’auditeurs. Devant un bataillon va-t-en-guerre de complotistes qui grossit, quoi de mieux que d’y inviter leurs gourous pour y remporter la guerre des cotes d’écoute.

La réalité, finalement et tout simplement, c’est qu’ils ont fait leur choix, celui de ne pas participer à l’effort collectif. Ils récoltent maintenant les fruits du libre marché.

Liberté d’expression

Ironiquement, les X deviennent, une autre fois, des défenseurs de la liberté d’expression. 

C’est une illusion. Leur combat n’a jamais été celui de la liberté d’expression. 

Si tel avait été le cas, ils auraient accepté de diffuser les publicités du gouvernement pour les mesures sanitaires, ce qu’ils n’ont pas fait, hélas !

En fait, leur combat est économique : celui de provoquer et d’alimenter la colère du citoyen pour qu’il reste à l’écoute jusqu’à la prochaine pub. 

Sauf qu’ici, on ne parle pas du Québec-paradis-socialiste, de médias politiquement corrects, d’impôts trop élevés ou de bouteilles de vin trop chères à la SAQ.

On parle de la vie du monde.

Le vrai monde, comme ils aiment tant le dire.