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Alexis Lafrenière n’est pas seul

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Alexis Lafrenière sera le tout premier choix du repêchage amateur de la Ligue nationale de hockey. Et il ne sera pas un flop comme certains ont voulu le laisser entendre.

Même comme ailier, Lafrenière a les outils pour devenir un joueur générationnel. Sa capacité de progression est encore grande malgré sa domination chez les juniors. C’est le choix le plus sûr de l’encan à venir.

Mais le circuit Courteau a beaucoup à offrir aux équipes de la LNH en dehors de Lafrenière.

Dawson Mercer et Hendrix Lapierre deviendront probablement des choix top 20. Un des deux à la faveur du CH? Je l’espère vivement. 

Mavrik Bourque et William Dufour ne devraient pas patienter trop longtemps avant d’entendre leur nom à partir de la deuxième ronde.

Défenseurs à surveiller

Deux défenseurs retiennent aussi l’attention. Jérémie Poirier et William Villeneuve, tous deux des Sea Dogs de Saint-Jean. Deux très beaux espoirs qui ne sont pas sans rappeler Thomas Chabot et Jakub Zborïl, avec ces mêmes Sea Dogs en 2015.

Cette saison-là, Zborïl disputait une première campagne en Amérique et avait amassé 33 points, dont 13 buts, en 44 matchs. Chabot, qui en était à sa deuxième saison avec les Sea Dogs, avait amassé 41 points, dont 12 buts, en 66 matchs. Chabot avait un meilleur physique que Zborïl, mais plusieurs recruteurs le disaient hasardeux dans sa propre zone, contrairement à son partenaire de jeu tchèque.

Les Bruins de Boston, qui possédaient trois choix successifs en première ronde, ont appelé sur l’estrade Zborïl au 15e échelon total. Cinq choix plus tard, les Sénateurs d’Ottawa ont pris le pari Chabot. La suite est éloquente. Chabot est un défenseur complet, il prend de précieuses minutes de temps de jeu, il est le chef de file de la jeune brigade des Sénateurs et il a accumulé 119 points en 205 matchs dans le circuit Bettman.

Zborïl ne sort pas pour sa part de la Ligue américaine et compte deux petits matchs en carrière dans la LNH.

Beau risque

Ce qui nous ramène à Villeneuve et Poirier. On vante à juste titre les atouts de Villeneuve. On dit qu’il est complet et qu’il a passé la saison à ramasser les pots cassés de Poirier à la ligne bleue des Dogs.

Autrement dit, Villeneuve est le choix des frileux qui s’arrêtent toujours en bagnole lorsque le feu passe du vert au jaune. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que Villeneuve n’est pas un bon choix. Je dis seulement qu’entre les deux, je choisis Poirier.

Celui-ci a quelque chose qui ne s’enseigne pas : l’instinct offensif. Son coup de patin est fluide. Je pense que placé devant la réalité de la LNH, Poirier va s’appliquer défensivement et qu’il deviendra un atout très intéressant. Il est gaucher et bouge bien la rondelle. Le Canadien a ce type de spectre au haut de sa liste d’épicerie. 

Reste à savoir si ceux qui recommanderont un choix à Marc Bergevin seront frileux ou ambitieux.

Il est peut-être temps de prendre un beau risque?