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La mort du rêve américain

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Si la statue de la Liberté pouvait bouger, elle cacherait son visage dans ses mains, de honte, au lendemain du débat présidentiel le plus minable de l’histoire des États-Unis.

Comment le pays le plus puissant du globe, avec la plus forte élite, le pays nombril du monde, détenteur des armes les plus redoutables et des plus grandes universités, a-t-il pu dégénérer au point de nous donner, avant-hier soir, une querelle de basse-cour en guise de « débat » ? 

J’espère que vous aviez couché vos enfants : c’était indécent ! Une succession d’insultes et de chicanes devant un modérateur qui ne modérait rien. J’ai passé tout le débat à me dire : « Ça ne se peut pas ! Je rêve ! » Eh non, je ne rêvais pas, mais de toute évidence, le Rêve américain, lui, se meurt... Quelque chose se brise.

Décrédibiliser

Trump et Biden, c’est du pareil au même. L’un était moins impoli que l’autre, me direz-vous. Mais Joe Biden n’a rien d’un grand homme politique. Ce duo de vieux messieurs qui se détestent et qui s’insultent à qui mieux mieux enlève toute crédibilité au pays. 

Bientôt, les miséreux qui aspirent à une vie meilleure ne rêveront plus d’émigrer aux États-Unis, où les centres-villes et les forêts brûlent... Même chose pour les grands professionnels qui désirent briller dans leurs professions et qui hier encore rêvaient des États-Unis pour atteindre le sommet. Une société où le climat politique est si empoisonné ne peut que rebuter... Dans 10 ou 15 ans, la Chine prendra le relais. 

Petitesse

J’écoutais le film De Gaulle récemment et, non, il n’y a rien de commun entre les grossiers personnages de la pantomime électorale américaine, qui s’agitent devant nous cet automne, et un Général ou un Winston Churchill.

Cette petitesse est-elle irréversible ? Y aura-t-il à nouveau de grands hommes politiques aux États-Unis ? Je l’espère, je l’espère... mais je ne le crois guère.