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Des élèves d’un collège privé seront suspendus s’ils participent à une manifestation antimasque

Des élèves d’un collège privé seront suspendus s’ils participent à une manifestation antimasque
Photo Agence QMI, Guy Martel

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Un collège privé de la région de Montréal prend les grands moyens pour dissuader ses élèves de participer à des manifestations antimasques, en décrétant que ceux qui le feront seront suspendus pendant 14 jours.

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Le collège Charles-Lemoyne à Longueuil en a informé les parents et les élèves cette semaine par courriel. 

La suspension sera d’une durée « d’au moins 14 jours suivant la participation au rassemblement pour respecter la période de confinement reliée à l’exposition au virus », peut-on lire. 

« L’enseignement virtuel ne sera pas offert à un élève suspendu du collège. Nous procéderons ainsi pour protéger les autres élèves et les membres de notre personnel d’une personne ayant participé à une activité à haut risque de propagation de la COVID-19 », ajoute son directeur, David Bowles.

« Période de quarantaine »

Ce dernier a été informé qu’une « infime minorité d’élèves » avaient participé récemment à de tels rassemblements avec leurs parents.

« J’ai voulu que ce soit très clair pour ces familles-là. Ils ont le droit de manifester, mais s’ils se mettent dans une situation à très haut risque de contagion, alors je vais considérer qu’ils ont été à risque et qu’ils doivent faire une période de quarantaine. On a la responsabilité de protéger les élèves et les membres du personnel de cette possible contagion », a-t-il expliqué au Journal.

La COVID-19 s’est infiltrée au collège Charles-Lemoyne au cours des dernières semaines. Des élèves ont été déclarés positifs de même que des membres du personnel, donc certains sont sévèrement atteints, indique M. Bowles.

Aspect légal

Ce dernier se défend de vouloir « punir » des élèves qui iraient manifester et assure avoir fait « quelques vérifications » sur l’aspect légal d’une telle directive. 

Les écoles ne sont pas tenues d’offrir de l’enseignement virtuel lorsqu’un élève est confiné à la maison de façon individuelle, souligne-t-il.

« Quand la personne se met à haut risque de contagion, ce n’est pas un privilège qu’on veut donner », lance le directeur.

Il ne s’agit toutefois pas d’une position qui aurait été adoptée dans plusieurs écoles privées, précise M. Bowles, qui est aussi président de la Fédération des établissements d’enseignement privés.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on a préféré ne pas commenter l’initiative.

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