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COVID-19: l’école virtuelle à nouveau réclamée

Une école sur quatre touchée par le coronavirus

Manifestation à LaSalle Community Comprehensive High School
Photo Nora T. Lamontagne Une cinquantaine d’élèves du LaSalle Community Comprehensive High School avaient quitté leur classe à 11 h pile jeudi pour protester contre l’impossibilité de suivre des cours à distance.

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Alors que la COVID-19 s’est infiltrée dans une école sur quatre depuis la rentrée, des élèves, experts et partis d’opposition réclament de nouveau l’accès à l’école virtuelle pour les familles qui le souhaitent.

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Selon le dernier bilan du ministère de l’Éducation, des cas de COVID-19 ont été déclarés dans 785 écoles depuis le retour en classe, ce qui représente 26 % des établissements publics et privés du réseau scolaire québécois.

L’inquiétude monte d’un cran, y compris dans les rangs des élèves. 

Sur une base volontaire

Adam Al-Finge, qui étudie en cinquième secondaire dans une école privée de Montréal, a lancé une pétition en ligne afin de réclamer l’accès à l’école virtuelle sur une base volontaire pour réduire les risques, comme c’est le cas en Ontario.

«Le gouvernement devrait donner le choix aux élèves et aux parents de décider s’il est convenable et sécuritaire d’aller en classe ou si l’enseignement à distance serait mieux selon leur situation», affirme le jeune homme qui constate qu’à l’école, «les règles ne sont pas beaucoup suivies».

Des experts pensent aussi qu’avec la montée des cas dans le réseau scolaire, Québec devrait reconsidérer sa position et offrir l’enseignement virtuel sur une base volontaire. 

«On peut penser qu’avec une telle mesure, 10 % à 15 % des parents choisiraient de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. Ça permettrait de faire baisser la densité de la population dans les classes», affirme l’épidémiologiste Nimâ Machouf.

Exemption

Présentement, l’école virtuelle est offerte au Québec seulement aux élèves qui ont obtenu une exemption pour des raisons de santé, appuyée par un billet du médecin. Les parents qui veulent garder leurs enfants à la maison doivent eux-mêmes prendre en charge leur scolarisation.  

À l’Assemblée nationale, Québec solidaire presse aussi le gouvernement Legault d’offrir l’école virtuelle sur une base volontaire ou de mettre en place un enseignement hybride au secondaire «pour réduire les risques dans les écoles et faciliter la distanciation», affirme la députée Christine Labrie.