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Nos écoles dans le rouge

Écoles Étudiants distanciation
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Qu’est-ce qu’on attend pour diminuer les groupes-classes, imposer le port du masque en tout temps et le faire enfiler aux tout-petits ?

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C’est maintenant chose faite, la COVID s’est invitée dans le grand party de la rentrée scolaire. Une école sur cinq est touchée.

Alors que 5 millions de Québécois vivent en zone rouge, on n’a pas encore, du côté du gouvernement, mis à jour les mesures sanitaires entourant les établissements scolaires. 

Si on nous a spécifié qu’on nous arriverait bientôt avec des ajustements, je me demande pourquoi attendre alors que les chiffres grimpent dangereusement depuis deux semaines. 

Un incubateur à virus 

Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que des milliers d’élèves enfermés toute la journée dans un lieu clos où la ventilation est souvent déficiente constituent un paradis pour le virus. 

De la façon dont les choses se passent en ce moment, m’étonnerait qu’on se rende à Noël en présentiel. Et on s’entend que la dernière affaire qu’on veut, c’est le retour de l’école à la maison. 

Agissons 

Qu’est-ce qu’on attend pour diminuer les groupes-classes, imposer le port du masque en tout temps et le faire enfiler aux tout-petits ? L’Ontario a déjà imposé le masque en classe et obtient des résultats intéressants. 

Puis parlons sport étudiant. On devrait faire marche arrière. Que certains étudiants au secondaire aient jusqu’à quatre bulles est irresponsable.  

Et où est Jean-François Roberge ? Il brille (encore) par son absence. Les directions d’école et les enseignants se sentent abandonnés et l’appellent à l’aide. Les parents aussi. 

Il est vrai que la situation dans les écoles relève de la Santé publique, mais le rôle d’un ministre, c’est d’expliquer ce qui se passe, d’annoncer ce qui s’en vient et de rassurer la population. Monsieur Legault fait ça avec brio depuis le début. 

Rien de pire qu’un ministère qui n’a pas l’air de savoir où il s’en va avec ses skis. Sortez de votre tanière, monsieur Roberge. Jouer à cache-cache, c’est bon pour la récré.