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On pourrait bientôt se tester soi-même pour la COVID-19?

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Des experts rêvent d’un test de dépistage de la COVID-19 abordable et simple que chacun pourrait utiliser chez soi, une avenue retenue par certaines entreprises spécialisées, mais semée d’embûches.

Bien qu’ils soient moins sensibles que les tests traditionnels qui nécessitent des analyses en laboratoire, l’accessibilité et la commodité de ces tests rapides permettraient d’augmenter drastiquement le nombre de personnes testées dans la population, ont indiqué des scientifiques dans diverses publications.

Selon cette proposition, une majorité de citoyens serait en mesure de se tester pour la COVID-19 tous les matins, ou presque, et d’obtenir un résultat en quelques minutes, ce qui faciliterait la réouverture de l’économie en attendant qu’un vaccin efficace soit largement diffusé, expliquait un article de la revue Scientific American, à la fin août.

Performance décevante

Ces tests rapides sont appelés antigéniques parce qu’ils fonctionnent en détectant la présence de l’antigène du coronavirus, une protéine de celui-ci, à la différence de la méthode traditionnelle qui décèle la trace génétique du virus.

Leur conception s’avère cependant plus complexe qu’espéré, a rapporté cette semaine le New York Times. Après des mois de recherche, deux compagnies, E25Bio et OraSure, ont abandonné l’idée d’un dispositif qui utilise la salive, en raison d’une performance jugée décevante.

Le recours à la salive avait d’abord été envisagé car il était perçu comme le moyen le plus simple et approprié pour la population générale. Il suffirait de déposer un échantillon de salive sur une bande de papier et d’attendre quelques minutes.

Même si le virus SARS-CoV-2 est présent dans la salive des gens infectés, la quantité d’antigène sécrétée dans les cavités de la bouche serait insuffisante pour être détectée de manière satisfaisante. On en trouverait bien plus dans le nez et la gorge.

Toujours en développement

E25Bio et OraSure entendent poursuivre le développement de la technologie portative, mais envisagent maintenant un protocole qui passerait par des prélèvements nasaux peut-être un peu moins confortables.

Le test de E25Bio, toujours en conception, nécessiterait de se frotter le fond du nez avec un écouvillon, de mélanger cet échantillon dans une « soupe » chimique, d’appliquer le tout sur une bande de papier et d’attendre environ une demi-heure, précise le Times

Selon l’entreprise, cette façon de faire permettrait de déceler environ 80 % des infections que les tests ultrasensibles en laboratoire découvrent généralement. 

– Avec l’Agence QMI