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Attention au sapin!

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Le gouvernement Legault a bien fait de mettre la hache dans le projet de loi 61 qui portait atteinte à de nombreux droits chers aux Québécois. Le projet de loi 66 est certainement mieux, mais n’est pas pour autant vertueux.

Bien sûr, on veut accélérer la réalisation de projets d’infrastructures qui créeront des emplois et contribueront au mieux-être des populations. Bien sûr, on veut des maisons et des CHSLD sains pour nos aînés autant que des écoles saines pour nos enfants ainsi que du transport en commun. Bien sûr, on veut aussi réduire la bureaucratie.

Tout cela est possible sans affaiblir les règlements qui protègent l’environnement. Soyons intelligents !

L’environnement n’est pas un luxe

Le gouvernement Legault n’a pas encore compris que la qualité de l’environnement est la base sur laquelle repose toute l’économie. Même le FMI, l’OCDE et le Conseil du patronat du Québec défendent les vertus d’une relance verte. Ils ont compris qu’il n’y a pas d’économie sans population en santé. On en fait pourtant l’expérience à grande échelle avec la COVID.

La pollution de l’eau, de l’air et des sols, les changements climatiques ainsi que la perte de biodiversité affectent directement la santé et la sécurité des populations. Ils ont des coûts sociaux et économiques majeurs. 

Le hic est que les factures de ces mauvaises décisions arrivent toujours des années plus tard. Une fois de plus, on les refile à nos enfants et petits-enfants. On a le culot de le faire en souriant !

Modifier le projet de loi 66

Selon Geneviève Paul, directrice générale du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), la CAQ a déjà assoupli les exigences environnementales afin d’accélérer les processus d’autorisation. Prioriser le traitement des projets visés par la relance devrait être plus que suffisant pour permettre leur réalisation rapide, sans créer un dangereux précédent.

Les exemptions environnementales doivent être réellement exceptionnelles si l’on veut protéger l’avenir de nos enfants. Ils ne méritent pas qu’on leur passe un sapin.