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Protégez votre portefeuille contre la COVID-19

Les syndics appréhendent une avalanche de faillites, mais plusieurs Québécois ont pris en main leur épargne

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La COVID-19 apporte son lot d’incertitudes financières. Peut-être avez-vous plus de difficultés financières depuis la crise. La grande majorité des Québécois ont continué à travailler en recevant leur salaire. En diminuant leurs dépenses depuis le confinement, plusieurs ont plus d’épargne. Une occasion d’investir pour sa retraite ou des projets immobiliers.

La pandémie oblige à revoir ses finances 

La pandémie aura influencé le portefeuille des Québécois qui doivent maintenant se préparer pour la deuxième vague. Depuis mars, plusieurs entreprises ont gelé les salaires de leurs employés et l’anxiété financière a grimpé en flèche. À l’inverse, certaines personnes sont parvenues, grâce à la diminution de leurs dépenses, à se bâtir un solide bas de laine.

«En ce moment, on écrit l’histoire au fur et à mesure. Il n’y a pas personne qui sait véritablement ce qui va se passer la semaine prochaine», répond au Journal Stéphane LeBlond, président du syndic LeBlond et Associé. 

«Plusieurs prévisions économiques en lien avec les impacts de la COVID-19 ne se sont pas réalisées. Par exemple, après le premier confinement, on prévoyait un raz-de-marée de faillites de consommateurs et cela n’est pas encore produit», poursuit-il, pour illustrer cette période d’incertitude.

La pandémie a toutefois poussé les Québécois à revoir leur manière de dépenser pour éviter la faillite, d’autres en ont profité pour épargner afin de réaliser des projets qui leur tiennent à cœur :     

  • Une jeune femme d’affaires en profite pour s’acheter une maison.     
  • Une famille de trois enfants réussit à passer à travers la crise grâce à l’aide de l’État.     
  • Un jeune en affaires profite de la baisse des dépenses pour payer ses dettes.     
  • Et Amélie et Jean qui connaissent une descente aux enfers en raison de la COVID-19.          
Francis Dumais, 39 ans, témoigne dans notre dossier de l’importance de payer ses dettes en pleine pandémie.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Francis Dumais, 39 ans, témoigne dans notre dossier de l’importance de payer ses dettes en pleine pandémie.

L’épargne grimpe de 34,5 %

En raison notamment de la hausse du télétravail, des confinements, des programmes d’aide des gouvernements et des mesures d’allègement des institutions financières, plusieurs Québécois ont réussi à mettre davantage d’argent de côté, au cours des derniers mois.

D’ailleurs, selon des données de l’Institut de la statistique du Québec, le taux d’épargne des ménages est passé de 13,4 % au premier trimestre de 2020 à 34,5 % au deuxième trimestre. Et l’épargne a bondi durant cette même période de 36,8 milliards $ à 106 milliards $ (taux annualisé).

Cette situation s’est notamment reflétée dans les comptes de la Banque TD. Cette dernière a constaté une augmentation de 18 % des dépôts. 

Au Mouvement Desjardins, la porte-parole Chantal Corbeil a aussi confirmé au Journal que l’institution financière de Lévis avait constaté depuis mars une hausse du nombre de dépôts, soit, entre autres, l’argent qu’on retrouve dans les comptes bancaires des membres. 

Pour les six premiers mois de 2020 par rapport à 2019, Desjardins a enregistré une augmentation de 14 %. Au 30 juin, les montants accumulés s’élevaient à 220 milliards $, selon leur rapport financier.

Du côté de la Banque Nationale, le volume des dépôts a grimpé de 9,7 % au troisième trimestre, par rapport à la même période en 2019. 

Avec la croissance du télétravail, les dépenses des gens ont aussi diminué. Toujours selon l’Institut de la statistique du Québec, elles ont chuté de 13,9 % entre le premier et le deuxième trimestre de 2020.

Malgré l’augmentation de l’épargne au cours des derniers mois, plus d’un Québécois sur deux considère encore qu’il ne met pas assez d’argent de côté en prévision de sa retraite, avance un sondage d’Éduc-Épargne, réalisé dans le cadre du mois de la planification financière de la retraite. 

Selon Pierre Fortin, président de Jean Fortin & Associés, cette lune de miel concernant l’épargne devrait toutefois prendre fin pour certains lorsque les banques vont mettre un terme à leurs mesures d’allègement, notamment le report des paiements d’hypothèque ou de produits financiers. 

Il estime que c’est à ce moment-là que le nombre de faillites pourrait grimper.

M. Fortin mentionne ne jamais avoir vu un taux d’épargne chez les Québécois aussi élevé. «Ce n’est pas réaliste que cela puisse se maintenir à près de 40 %», note-t-il. En 2017, il était de 5,7 %.

Le coup de grâce

Quant aux entreprises, selon le président du syndic LeBlond et Associés, la deuxième vague de la pandémie devrait entraîner son lot de faillites et de restructurations, entre autres, dans les secteurs frappés par le reconfinement. Et qui dit faillite dit perte d’emplois.

«Dans la restauration, cela va venir donner le coup de grâce à toutes les compagnies qui pensaient avoir une possibilité de s’en sortir avec les programmes gouvernementaux, souligne au Journal Stéphane LeBlond. Cela signifie qu’il risque d’y avoir beaucoup de personnes sur le vrai chômage. On sent l’anxiété financière chez les gens d’affaires», poursuit-il.

Ce dernier, qui ne croit pas qu’il sera possible de sauver toutes les compagnies, affirme que celles qui étaient déjà en difficulté financière avant la pandémie vont l’être encore à la fin des programmes d’aide.

Cette semaine, Revenu Québec a repoussé jusqu’au 31 décembre l’échéancier concernant la production des demandes de crédits d’impôt remboursables destinées aux entreprises, les demandes relatives au crédit d’impôt non remboursable pour les centres financiers internationaux ainsi que pour le développement des affaires électroniques. 

Avantages et anxiété financière 

Photo courtoisie

La COVID-19 a créé de l’anxiété financière chez certains consommateurs, ce qui s’est reflété dans leurs dépenses. À l’inverse, certaines personnes ont pu tirer avantage des impacts de la pandémie.

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Des gels de salaires en vue pour 2021 

Photo d'archives

L’instabilité financière en raison de la pandémie aura des impacts sur la rémunération de base de certains travailleurs. Déjà un peu plus du tiers (36 %) des entreprises canadiennes ont opté pour un gel des salaires cette année, et les répercussions devraient se poursuivre en 2021.

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Le calme avant la tempête 

Photo Pierre-Paul Poulin

Depuis avril, le nombre de dossiers d'insolvabilité de particuliers traités par des syndics au Québec a plongé d’environ 50 %, par rapport à 2019. Il s’agit du calme avant la tempête financière, craignent des experts.

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Un « tsunami de faillites » déferlera sur le Québec 

Photo Ben Pelosse

Les consommateurs doivent-ils craindre la deuxième vague de la COVID-19 ? Quels secteurs pourraient ne pas se relever du reconfinement ? L’associé et conseiller en redressement financier et syndic autorisé en insolvabilité chez Raymond Chabot, Éric Lebel, fait le point.

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Les Québécois n’épargnent pas suffisamment et ils le savent 

Photo Pierre-Paul Poulin

Un peu plus d’un Québécois sur deux considère encore qu’il ne met pas assez d’argent de côté en prévision de sa retraite.

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Travailler beaucoup et dépenser moins 

Photo Stevens LeBlanc

Depuis l’arrivée de la COVID-19, il n’y a pas assez de 24 heures dans une journée pour Andrea Gomez. L’entreprise qu’elle a cofondée connaît actuellement une forte croissance, ce qui fait qu’elle travaille beaucoup et qu’elle dépense peu.

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Où placer son argent en pleine crise ? 

illustration d'archives

Devant la menace d’une deuxième vague de COVID-19, nous traversons une période économique hautement risquée et il est très difficile de choisir des placements appropriés en fonction de nos besoins financiers et, surtout, de notre degré de tolérance au risque.

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Une famille a trouvé le moyen de s’enrichir 

Photo Francis Halin

Un gestionnaire du système de santé, père de trois enfants, avec un revenu familial de 95 000 $ par année a vu sa situation financière s’embellir avec la pandémie.

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Les dettes d’abord, l’épargne ensuite 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Riche est celui qui n’a point de dettes. Ce proverbe résume bien la pensée de Francis Dumais, 39 ans, dont la volonté est de continuer d’épargner contre vents et marées, même si son entreprise est touchée par la crise.

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Descente aux enfers après la perte de son emploi 

Illustration Adobe Stock

Jusqu’à récemment, Amélie travaillait à l’étranger dans le secteur de l’hôtellerie environ cinq mois par an. Le reste de l’année, elle revenait au Québec et œuvrait dans la restauration. Sa situation financière était déjà précaire, mais la pandémie l’a plongée dans une position intenable.

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L’épargne, une déclaration d’indépendance ! 

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Quelque chose me dit qu’on parlera beaucoup de budget familial au cours des prochains mois en raison de la pandémie de COVID‐19.

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La COVID-19 tue son entreprise 

Illustration Adobe Stock

Pendant des années, Jean avait un objectif en tête : se lancer en affaires. Il a finalement réalisé son rêve en 2017, et y a investi toutes ses économies. Mais le succès n’est pas au rendez-vous et la COVID a fini par sonner l’arrêt de mort de son entreprise.

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Comment conserver les habitudes d’épargne acquises pendant la crise? 

Avec la pandémie, certains ont eu l’impression d’avoir économisé davantage. Ce n’est pas une illusion et les statistiques démontrent d’ailleurs ce phénomène. Maintenant que l’on est sur une bonne lancée, comment conserver nos bonnes habitudes ?

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Les fonds de travailleurs se débrouillent 

Photo d'archives, Agence QMI

Est-ce que ça vaut encore la peine d’investir une partie de ses épargnes dans l’un des trois fonds fiscalisés offerts au Québec, à savoir le Fonds de solidarité de la FTQ, Fondaction de la CSN ou Capital régional et coopératif Desjardins ?

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Prendre son épargne pour acheter maintenant une maison 

Illustration Adobe Stock

Le propriétaire d’une maison fièrement acquise vous a probablement déjà lancé l’affirmation suivante : « Acheter une maison, c’est un investissement. » Est‐ce bien vrai ? Et surtout, pouvez--vous faire fructifier votre pécule en troquant votre bail de locataire contre une hypothèque ?

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Doit-on reporter sa retraite en raison de la pandémie ? 

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Vous avez perdu votre emploi ou des revenus de travailleur autonome pour cause de COVID-19 ? C’est peut-être le temps de vous réinventer, de repousser la date de retraite et de surveiller vos dettes...

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Que faire avec son épargne ? 

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On traverse tout de même une période étrange. Une partie de l’économie se trouve complètement bloquée, le chômage n’a pas été aussi élevé depuis des lustres. Et puis quoi ?

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En réponse à vos questions 

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Dans cet article, nous répondons à Claude qui s’interroge sur la procédure à suivre afin de retirer 25% moins de FERR cette année, tel que permis par le gouvernement au printemps, ainsi qu’à Bernard qui souhaite savoir comment trouver un planificateur financier.

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