/finance/news
Navigation

Les dettes d’abord, l’épargne ensuite

Il veut accumuler un million de dollars d’actifs, ce qui l’oblige à prendre des décisions financières maintenant

ARG-FRANCIS-DUMAIS
Photo Agence QMI, Joël Lemay Francis Dumais, 39 ans, de Montréal, aimerait épargner plus, car il estime qu’il devra travailler encore longtemps pour mettre assez d’argent de côté pour sa retraite, même s’il est copropriétaire d’une entreprise.

Coup d'oeil sur cet article

Riche est celui qui n’a point de dettes. Ce proverbe résume bien la pensée de Francis Dumais, 39 ans, dont la volonté est de continuer d’épargner contre vents et marées, même si son entreprise est touchée par la crise.

• À lire aussi: Protégez votre argent contre la COVID-19

L’objectif de M. Dumais, comme épargnant, est de posséder un million de dollars d’actifs avant de prendre sa retraite. 

Pour ses vieux jours, il ne peut pas compter sur un régime privé de retraite puisqu’il est à son compte.  

S’adapter au contexte

Actuellement, il profite d’une baisse de ses dépenses pour réduire son niveau d’endettement. Cela lui permettra de dégager une marge de manœuvre pour épargner plus et ainsi, se rapprocher de son objectif.

«Ma passion, c’est de faire des triathlons, mais tous les événements ont été annulés cet été. C’est là qu’on se rend compte qu’il y a beaucoup de sous qui s’en allaient là-dedans. Dans mon cas, c’est surtout le sport qui me coûtait cher», dit-il. 

Comme beaucoup de monde, ses habitudes ont été chamboulées avec l’arrivée de la COVID-19.

«C’est sûr qu’il faut faire des choix entre rembourser la dette et investir en même temps. Les taux d’intérêt sont bas, mais il faut se débarrasser de nos dettes. J’essaie d’être prudent avec le crédit.» 

Parcours en dents de scie

M. Dumais est cofondateur d’une entreprise spécialisée en commandites. Avec l’annulation des événements sportifs et culturels, il estime qu’il va perdre de 30 à 40 % de son chiffre d’affaires. 

Malgré tout, en bon capitaine, M. Dumais maintient le cap sur son désir d’investir dans ses REER. Il a choisi le Fonds de solidarité FTQ pour rembourser un RAP contracté auprès d’une autre institution financière. 

«Malheureusement, le parcours des entrepreneurs au début est assez difficile financièrement. J’ai puisé dans mes épargnes. [...] Je n’ai pas toujours eu un parcours linéaire. C’est plutôt un parcours en dents de scie parce que les revenus n’ont pas toujours été stables», dit-il. 

Quant à l’âge de la retraite, M. Dumais est assez pessimiste, malgré ses efforts.  

«Ce n’est pas nécessairement une fin en soi, à savoir que je vais peut-être continuer de travailler tant que la santé le permettra!», dit-il. 

SA SITUATION  

  • Francis Dumais de Montréal    
  • Associé et cofondateur, Solutions Elevent    
  • BAC en administration des affaires   
  • Maîtrise en marketing    
  • Revenus annuels (entre 50-80 k)    
  • Exemples d’initiatives financières prises durant la COVID-19 : Baisse importante des dépenses discrétionnaires