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De l’espoir au 16e rang

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Photo d'archives, AFP Les Islanders de New York ont eu la main heureuse en 2015 lorsqu’ils ont mis la main sur Mathew Barzal au 16e rang au total, soit le même rang où le Canadien pigera, en principe, mardi soir.

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Il y avait deux types de partisans du CH lors des dernières séries. D’abord ceux qui espéraient les voir être éliminés le plus rapidement possible par les Penguins pour obtenir une chance de repêcher au premier rang au total ou, dans le pire des scénarios, au neuvième échelon. Et les autres qui estimaient que l’expérience acquise par les jeunes face aux Flyers valait plus que quelques rangs supplémentaires au repêchage.

Ceux qui rêvaient au premier rang et à Lafrenière ont déjà relégué leurs espoirs aux oubliettes mais continuent de vivre d’espoir que leur équipe favorite pourra dénicher un joyau au 16e rang au total, mardi, dans l’optique évidemment que Marc Bergevin et son équipe décident de conserver ce choix.

PROFONDEUR

Ces amateurs peuvent continuer d’y croire parce qu’il y a de l’espoir. Premièrement parce que la majorité des recruteurs sondés par le Journal au cours des derniers jours ont parlé d’un repêchage qui comptait sur une belle profondeur.

« Le top-12 est très bon et ensuite il y a du talent dans le reste de la première ronde jusqu’au milieu de la deuxième ronde. Je pense que chaque équipe sera en mesure de sortir de ce repêchage avec au moins un bon joueur de la Ligue nationale », a confié un recruteur d’une équipe de l’Ouest.

« C’est un bon repêchage. À part les trois premiers, je ne sais pas s’il y a beaucoup de futures super vedettes mais plusieurs vont faire de très bons joueurs de la LNH », ajoute un autre recruteur qui, lui, travaille pour une formation de l’Est.

BARZAL ET TARASENKO

Il y a aussi de l’espoir puisque chaque année, des joueurs repêchés entre le milieu et la fin de la première ronde finissent par s’avérer des choix plus judicieux que certains autres réalisés dans le top-10.

Dans l’histoire récente, quelques équipes ont eu la main très heureuse avec le 16e choix au total. En 2010, les Blues ont jeté leur dévolu sur le Russe Vladimir Tarasenko à ce rang. À cette époque, il faut le dire, le fameux « facteur russe » effrayait encore plusieurs équipes et peu de gens croyaient que Tarasenko glisserait aussi loin.

Plus récemment, en 2015, les Islanders de New York ont mis la main sur l’électrisant Mathew Barzal au 16e rang dans ce qui se veut un douloureux souvenir pour les partisans des Bruins de Boston qui, aux rangs 13, 14 et 15, avaient ignoré Barzal, Kyle Connor et Thomas Chabot pour repêcher Jakub Zboril, Jake DeBrusk et Zach Senyshyn.

CHORSKE, CHOUINARD ET HOSSA

Si les Barzal et Tarasenko existent, toujours faut-il être en mesure de dénicher ces joyaux.

Le Canadien de Montréal a repêché au 16e rang à trois reprises depuis 1980 et le portrait n’est que très peu reluisant. En 1985, l’équipe avait jeté son dévolu sur l’ailier gauche américain Tom Chorske au 16e échelon. Après deux saisons décevantes à Montréal, le Tricolore l’avait échangé aux Devils du New Jersey en compagnie de Stéphane Richer dans la transaction qui avait amené Kirk Muller à Montréal ainsi que Roland Melanson. 

Muller avait ensuite disputé quatre saisons avec le CH, les aidant notamment à remporter la Coupe Stanley en 1993.

Quinze ans après la sélection de Tom Chorske, le Canadien mettait la main sur Éric Chouinard au 16e rang du repêchage de 1998. Cette sélection passe encore de travers dans la gorge des partisans du Tricolore puisqu’un autre Québécois fort talentueux qui, en plus, était le coéquipier de Chouinard avec les Remparts de Québec, Simon Gagné, était toujours disponible. 

Chouinard n’aura joué que 13 matchs à Montréal avant de tenter sa chance à Philadelphie et au Minnesota. Il a finalement mis le cap vers l’Europe où il a connu une brillante carrière.

Partisans du Tricolore, on vous parle du troisième et dernier et ensuite on arrête de vous faire mal. En 2000, le Canadien jetait son dévolu sur Marcel Hossa avec le 16e choix au total. En 59 matchs répartis sur trois saisons avec le grand club, le frère de Marian aura inscrit un total de 19 points avant d’être échangé aux Rangers de New York en retour de Garth Murray.

À noter toutefois que lors des trois occasions, ni Trevor Timmins ni Shane Churla ne travaillaient pour l’organisation. 

Les meilleurs 16e choix de l’histoire  

DAVE ANDREYCHUK par les Sabres en 1982

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Photo courtoisie

Statistiques en carrière 

  • 1639 matchs | 640 b | 698 p | 1338 pts  

MARKUS NASLUND par les Penguins de Pittsburgh en 1991

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Photo courtoisie

Statistiques en carrière 

  • 1117 matchs | 395 b | 474 p | 869 pts  

VLADIMIR TARASENKO par les Blues de St-Louis en 2010

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Photo d'archives, AFP

Statistiques en carrière 

  • 507 matchs | 214 b | 214 p | 418 pts  

MATHEW BARZAL par les Islanders de New York en 2015

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Photo d'archives, Ben Pelosse

Statistiques en carrière 

  • 234 matchs | 59 b | 148 p | 207 pts   

Les dix derniers 16e choix    

  • 2019 | Alex Newhook (Colorado)    
Alex Newhook
Photo d'archives, AFP
Alex Newhook
  • 2018 | Martin Kaut (Colorado)  
  • 2017 | Juuso Valimako (Calgary)  
  • 2016 | Jakob Chychrun (Arizona)  
  • 2015 | Mathew Barzal (Islanders de New York)  
  • 2014 | Sonny Milano (Columbus)  
  • 2013 | Nikita Zadorov (Buffalo)  
  • 2012 | Tom Wilson (Washington)    
Tom Wilson
Photo d'archives, USA Today Sports
Tom Wilson
  • 2011 | Joel Armia (Winnipeg)  
  • 2010 | Vladimir Tarasenko (St-Louis)    
Vladimir Tarasenko
Photo d'archives, USA Today Sports
Vladimir Tarasenko