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Joyce Echaquan: la rencontre entre Legault et les Attikameks aujourd'hui

Joyce Echaquan: la rencontre entre Legault et les Attikameks aujourd'hui
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Les chefs du Conseil de la nation attikamek ont annoncé dimanche la tenue d’une rencontre avec le premier ministre François Legault lundi après-midi à Montréal, dans la foulée de la mort de Joyce Echaquan.

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Seront présents à la rencontre Constant Awashish, le Grand Chef de la nation attikamek ainsi que les chefs des trois communautés attikameks, le Chef Ottawa, le Chef Neashit et le Chef Méquish.

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Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec, Ghislain Picard, devrait aussi être présent. Ce dernier avait annulé la rencontre de vendredi dernier avec François Legault en raison de l’absence des chefs attikameks.

Un peu plus tôt dans la journée, le Conseil des Attikameks de Manawan s’était dit «satisfait» et avait «salué» l’annonce de la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, concernant le déclenchement d’une enquête publique sur la mort de Joyce Echaquan, survenue à l’hôpital de Joliette le 28 septembre.

«Chaque jour au Québec et au Canada, des enfants, des femmes et des hommes autochtones sont victimes de mépris et de racisme dans le système de santé. Le cas de Joyce Echaquan à l’hôpital de Joliette n’est certainement pas unique, c’est plutôt la pointe de l’iceberg. L’enquête publique doit nécessairement apporter des réponses qui permettront d’amorcer un changement dans la prestation des soins de santé envers les autochtones», a déclaré plus tôt dimanche Paul-Émile Ottawa, Chef du Conseil des Attikameks de Manawan, par communiqué.

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«Pour le Conseil et la famille, il est important qu’une telle enquête ait lieu publiquement pour la recherche de la vérité. Nous entendons y participer activement», a-t-il ajouté.

Joyce Echaquan, morte à 37 ans, était membre de la communauté attikamek de Manawan, située à quelques heures de route au nord de Joliette, dans Lanaudière.

Samedi, soit cinq jours après la mort de Joyce Echaquan, et à la suite d’une vague d’indignation qui a soulevé le Québec, la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé la tenue d’une enquête publique «afin d'éclaircir les causes et les circonstances» du décès de la femme attikamek, diffusé en direct sur Facebook.

Dans la vidéo, deux professionnelles de la santé de l’hôpital tiennent des propos racistes à l’endroit de la patiente autochtone.

«Nous devons tout faire pour éviter que de tels drames se reproduisent», avait alors déclaré la ministre sur Twitter.

Des marches pacifiques en mémoire de Joyce Echaquan ont réuni des milliers de personnes à Montréal, à Québec et à Victoriaville, samedi après-midi.