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Film hommage à Céline Dion: pas question de caricature

Geneviève Morissette joue dans le film Aline, inspiré par Céline

Aline
Photo courtoisie L’équipe du film Aline. On reconnaît Geneviève Morissette, assise à gauche de la table, guitare à la main.

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La comédie romantique Aline n’est pas une caricature, mais plutôt «un hommage à Céline Dion et à la culture québécoise», affirme la chanteuse du Saguenay, Geneviève Morissette, qui joue dans le film et à qui la cinéaste Valérie Lemercier a même demandé de s’assurer que les dialogues sonnent québécois.

«Valérie défend le Québec», martèle celle qui fait carrière en Europe depuis maintenant plusieurs années.

Non, Aline ne se moque pas du Québec ni de Céline, affirme Geneviève Morissette, en réponse à ceux qui ont émis des réserves sur le long métrage franco-québécois, après la mise en ligne de la bande-annonce, récemment.

La preuve, ajoute la chanteuse avec qui le Journal a pu s’entretenir, lundi, c’est que le film sera présenté en France sans les habituels sous-titres utilisés pour aider le public à comprendre notre accent, comme c’est souvent le cas pour les œuvres de Xavier Dolan ou Denys Arcand.

«Valérie a fait ce choix. Le film est compréhensible tout en gardant l’accent. Les gens qui ne comprennent pas le Québec et qui n’y sont jamais allés, Valérie leur ouvre la porte. Elle a vraiment travaillé fort pour développer l’accent québécois. Je trouve que c’est flatteur.»

Pas de «tabernacle»

Cela dit, vous n’entendrez pas Lemercier, pas plus que les nombreux comédiens québécois, dont Sylvain Marcel, Danielle Fichaud et Roc LaFortune, sacrer ou parler en joual. Lors d’une présentation du film à Nancy, le week-end dernier, Valérie Lemercier, qui campe le rôle-titre, a expliqué avoir demandé aux comédiens de «faire petit», du point de vue accent, afin justement de permettre à tous de saisir les dialogues.

«Y’a pas de sirop d’érable, ni de tabernacle, ni de câlisse», a-t-elle expliqué.

Les mots, les tournures de phrases et les expressions, cependant, sont indéniablement québécois, assure Geneviève Morissette.

«J’ai passé beaucoup de temps à retravailler le scénario avec elle pour le tourner en québécois», dit-elle.

La même passion pour Céline

Comment Geneviève Morissette, qui n’avait jamais tourné un film de sa vie, s’est retrouvée sur ce plateau? Tout part d’une rencontre entre elle et Valérie Lemercier, quand cette dernière était allée voir un de ses spectacles, au cabaret Don Camilo, à Paris, il y a quelques années.

«Nous avons fraternisé après le show. On s’est rejointes sur notre passion de Céline Dion. À l’époque, elle avait déjà commencé à travailler sur le film et elle m’a dit que ce serait super que je joue dedans.»

Morissette pensait que ce n’était que des paroles en l’air, mais la réalisatrice l’a recontactée, plusieurs mois plus tard. C’est ainsi que la Saguenéenne a obtenu le rôle d’une des sœurs d’Aline.

Laquelle? «Je ne sais pas, vu que ce sont tous des noms inventés, mais tout le monde fait de la musique dans la famille Dion-Dieu et moi je joue beaucoup de guitare dans le film.»

Aline prendra l’affiche le 11 novembre, en France. Au Québec, ce sera le 27 novembre.