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Un déni qui tue

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Suite à la mort tragique de Joyce Echaquan, il y a une semaine, difficile de rejeter l’idée que le racisme systémique est présent au Québec. Pourtant, notre premier ministre continue de nier l’existence de ce problème.

Samedi, j’étais à la manifestation organisée à la mémoire de Joyce Echaquan, cette femme attikamek décédée au Centre hospitalier régional De Lanaudière, sous les insultes racistes de membres du personnel. Nous étions des centaines à marcher, le cœur gros, les yeux pleins d’eau. Nous partagions pendant un moment la douleur et la colère des communautés autochtones. 

Le rapport de la commission Viens, déposé en septembre 2019, conclut que « Les membres des Premières Nations et les Inuits du Québec sont bel et bien victimes de discrimination systémique dans leurs relations avec les services publics [...] ».

Monsieur Legault a la responsabilité d’admettre que nos institutions perpétuent des comportements racistes envers les communautés autochtones. C’est le premier pas vers un réel changement au sein de nos systèmes.

Reconnaître les racines
du problème

La population a été sidérée en voyant les images de la vidéo que Joyce Echaquan a faite avant sa mort. Une personne, peu importe ses origines et sa couleur de peau, a le droit de recevoir des soins appropriés et d’être traitée avec professionnalisme et compassion.

Pourtant, sur le terrain, la réalité en est tout autre. Comme mentionné dans le rapport Viens : « [...] l’accès aux services, tout comme la qualité des soins et des interventions mis à la disposition des Autochtones, posent problème à plusieurs niveaux. »

Tant que l’on pense que ces phénomènes sont isolés, on ne peut prendre toute la mesure du problème.

Ce déni collectif fauche des vies. L’inaction tue.

Les dirigeants ont le pouvoir et le devoir de consulter les communautés et d’implanter des mesures efficaces pour enrayer ce racisme systémique.

François Legault doit agir en leader dans ce dossier. La vie des Autochtones compte.