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Vingt visages s'illumineront à La Bordée

La murale Foule s’animera en soirée jusqu’au printemps

Le projet Foule du Théâtre La Bordée présente des photos des citoyens de l'arrondissement La Cité-Limoilou.
Photo courtoisie Le projet Foule du Théâtre La Bordée présente des photos des citoyens de l'arrondissement La Cité-Limoilou.

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Vingt visages de citoyens de l’arrondissement La Cité-Limoilou animeront une immense murale qui sera dévoilée mardi soir sur la façade arrière du Théâtre La Bordée.

Il s’agit d’une murale évolutive de 2880 pieds carrés, intitulée Foule, réalisée par les photographes Jean-François Bolduc et Éric LeBlanc, du duo Atwood.

Les citoyens qui ont été sélectionnés font écho à des personnages de 20 pièces qui ont été présentées dans le théâtre de la rue Saint-Joseph.

Ces visages s’illumineront jusqu’au 15 mai, en soirée, accompagnés par un environnement sonore et des citations extraites de pièces de théâtre. 

La projection de 15 minutes sera diffusée en boucle, entre 18h45 et 23h, jusqu’au 28 octobre, et elle débutera, à partir du 29 octobre, 30 minutes après le coucher du soleil.

Une signalisation est en place afin que les gens puissent observer Foule dans le respect des règles sanitaires et de la distanciation physique.

Il existe aussi un volet numérique, à l’adresse foule.labordee.ca, qui permet d’en apprendre plus sur les 20 citoyens qui ont été sélectionnés.

L’exposition se poursuivra sous une petite forme, durant le mois de novembre, avec cinq photos qui seront exposées sur le parvis de l’église Saint-Roch.

«C’est une manière de montrer la beauté d’un quartier diversifié, résilient, enraciné dans un terreau riche. C’est la mise en valeur de parcours à la fois quotidiens et insoupçonnables, exactement comme le théâtre ou la photo sait si bien le faire», a indiqué le photographe Jean-François Bolduc, dans un communiqué de presse.  

Pour Michel Nadeau, directeur artistique de La Bordée, Foule est une manière de conserver le théâtre vivant dans les circonstances actuelles.

«S’il ne peut être sur les planches, il sera dans les rues, sur les visages. Sans l’avoir prémédité, cette œuvre devient une manière de réaffirmer notre solidarité tant envers notre milieu qu’envers notre communauté», a-t-il ajouté. 

Foule a été financé, en partie, par une campagne de sociofinancement qui a permis d’amasser 10 786$. Le coût total du projet, qui totalise 100 000$, a été financé par Énergir, le gouvernement du Québec et la Ville de Québec.