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Au moins 18 cas confirmés dans une équipe de la LHJMQ

L’Armada de Blainville-Boisbriand est victime d’une éclosion

Armada 2020
Photo courtoisie, Armada de Blainville-Boisbriand, Sébastien Gervais Les joueurs de l’Armada de Blainville-Boisbriand ne pourront pas célébrer au cours des deux prochaines semaines, ayant été placés en isolement, tout comme leurs adversaires du Phoenix de Sherbrooke.

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Deux jours après qu’un premier joueur a été déclaré positif à la COVID-19, la Ligue de hockey junior majeur du Québec doit maintenant gérer une éclosion monstre chez l’Armada de Blainville-Boisbriand.

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La ligue a confirmé mercredi que 18 échantillons s’étaient révélés positifs « jusqu’à maintenant » parmi les joueurs et les membres du personnel de l’Armada. 

Tout ces gens, qui se trouvent en zone rouge sur la Rive-Nord de Montréal, ont été mis en isolement pour 14 jours. 

Un joueur du Phœnix de Sherbrooke, contre qui l’Armada a joué ses deux premiers matchs du calendrier régulier le week-end dernier en Estrie et dans les Laurentides, aurait aussi contracté la maladie.

Les deux équipes avaient interrompu leurs activités lundi lorsqu’un premier cas au coronavirus avait été recensé, ce qui avait déclenché une enquête de traçage des autorités de santé publique. 

Asymptomatiques

La plupart des cas rapportés liés à cette première éclosion dans un vestiaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) ne ressentiraient aucun symptôme, selon nos informations. 

L’entraîneur-chef Bruce Richardson n’a pas été contaminé.

Malgré tout, les personnes infectées « asymptomatiques et celles en phase présymptomatique peuvent transmettre le SARS-CoV-2 », signale l’Institut national de santé publique du Québec sur son site web. 

Les membres des familles de pension chez lesquelles logent des joueurs de l’Armada ont toutes été testées, tel que le prévoit le plan de contingence de la LHJMQ en cas d’éclosion. 

Commissaire confiant

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.
Photo Didier Debusschère
Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a défendu par voie de communiqué le protocole sanitaire appliqué par les 18 équipes depuis l’ouverture des camps d’entraînement, à la fin août, pour limiter la transmission du virus. La saison régulière s’est amorcée vendredi dernier.

« Malgré un protocole sanitaire et médical très serré et rigoureux, nous savions que la COVID-19 était une maladie à un risque de contagion élevé qui pourrait éventuellement se répandre chez certains joueurs et membres du personnel de nos équipes. »

« Or, nous sommes excessivement confiants de l’efficacité des mesures contenues dans notre plan de contingence qui est actuellement en marche. Nous voulons réitérer que la situation est prise en charge sérieusement au niveau de la ligue et que les équipes médicales de la LHJMQ et de l’Armada font le suivi approprié. La ligue et ses formations continuent de suivre attentivement les directives de la Santé publique », a-t-il réagi.  

Report pour les Remparts

Cette vague de contamination met en relief le fait que les clubs n’évoluent pas dans des bulles à proprement parler, même si les contacts des joueurs se limitent essentiellement aux membres de leur équipe et à leur famille de pension. Ils font aussi l’école à distance.

La LHJMQ a par ailleurs annoncé que les deux prochains matchs des Remparts de Québec, prévus demain et dimanche, sont reportés en raison de la suspension de la pratique des sports d’équipe en zone rouge.

Le gym de la formation partagé avec le grand public 

Les joueurs de l’Armada fréquentaient la salle d’entraînement du Centre d’excellence Sports Rousseau en même temps que la clientèle régulière, a-t-on appris. Ils se sont donc trouvés en compagnie d’inconnus lors des séances en gymnase.

Il est prévu dans le plan de la LHJMQ que des clubs utilisent « une salle d’entraînement ouverte au public ». Le Centre Performe Plus a mentionné que la Santé publique « n’a pas jugé que ses membres ni les membres du personnel ne sont à risque » après son enquête épidémiologique. La dernière visite des hockeyeurs au gym remonte au 28 septembre, selon l’établissement.

« S’ils [les joueurs] s’entraînaient dans la même bulle, c’est une chose, mais avec le public qui vient de partout, ça revient un peu comme dans les autres salles de gym. Ça peut mener à des éclosions [...] alors qu’il y a contact avec une plus grande diversité de personnes », dit Benoît Barbeau, professeur au Département de sciences biologiques de l’UQAM et spécialiste de la virologie.

FILETS DE SÉCURITÉ

« Le gymnase n’est pas un environnement incontrôlable. Par contre, il ne faut pas minimiser les risques. [...] Pour rendre la bulle efficace, c’est le nombre de filets de sécurité que tu y mets [qui compte] », ajoute le microbiologiste et infectiologue à l’Hôpital général juif de Montréal, Karl Weiss.

M. Barbeau estime que la LHJMQ prend la bonne décision en retirant un joueur de son équipe dès qu’il y a un doute sur son état de santé, et ce, même si le club poursuit ses activités en attendant les résultats.

« Si quelqu’un est testé positif, les gens de son entourage doivent-ils arrêter toute activité ? C’est la même chose qu’avec le monde en général. Par contre, il doit y avoir une alarme chez les personnes de l’équipe si les symptômes sont vraiment sévères [...]. Mais il ne faut pas céder à la panique dès que quelqu’un a un nez qui coule ou qui tousse. »

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