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Nouveau départ pour Murray

Les Sénateurs font l’acquisition du gardien et double champion de la Coupe Stanley

Duel Price vs Murray
Photo Martin Chevalier Le gardien Matt Murray

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En raison du divorce prononcé entre les Sénateurs et Craig Anderson, il fallait s’attendre à ce que Pierre Dorion magasine pour un homme masqué. C’est dans la fenêtre des Penguins que le directeur général des Sénateurs a trouvé celui qu’il cherchait. 

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Avant le lancement de l’interminable deuxième journée du repêchage, Bill Daley, commissaire adjoint de la LNH, a annoncé que les Sénateurs avaient fait l’acquisition de Matt Murray, des Penguins, en retour de l’espoir Jonathan Gruden et de l’un des quatre choix de deuxième tour (52e au total) que Dorion possédait à ce moment.

« On travaille sur cette transaction depuis que les Penguins sont éliminés, a indiqué le directeur général des Sénateurs par voie de visioconférence. On voit en lui un mentor pour les jeunes gardiens de notre organisation. Il nous donnera de la crédibilité à cette position. »

C’était un secret de Polichinelle que les jours de Murray dans la ville de l’acier étaient comptés. L’indice le plus probant est survenu au cours du week-end dernier lorsque Jim Rutherford a préféré s’entendre avec Tristan Jarry (3 ans, 10 M$) plutôt que de le faire avec Murray, un vétéran de 26 ans qui a aidé les Penguins à remporter la coupe Stanley en 2016 et en 2017.

Pendant la ronde qualificative face au Canadien, Murray avait éprouvé sa part d’ennuis, gagnant une seule de ses trois sorties. Son équipe ayant le dos au mur, Mike Sullivan avait choisi de faire confiance à Jarry.

« Il n’y a aucun doute que c’est encore un gardien numéro un, a soutenu Dorion. On a regardé attentivement tous ses matchs contre le Canadien. Pierre Groulx, notre entraîneur des gardiens, est persuadé qu’il peut redevenir le gardien qu’il était lors des deux saisons précédentes. »

Avenir plus rose

Tant mieux pour les Sénateurs qui, en Murray, miseront sur un gardien un peu plus fiable qu’Anders Nilsson pour soutenir leur jeune équipe. D’autant plus que Dorion a rappelé que Nilsson est toujours aux prises avec des symptômes de commotion cérébrale. 

Par ailleurs, la reconstruction des Sénateurs pourrait bien ne pas s’éterniser. Les représentants de la capitale canadienne possèdent déjà quelques bons jeunes joueurs autour de qui construire le noyau d’une future équipe gagnante. Tim Stützle et Jake Sanderson, leurs deux premières prises, viendront certainement s’ajouter à Thomas Chabot, Erik Brannstrom et Brady Tkachuk.

« Au cours des deux derniers jours, nous avons propulsé cette équipe vers l’avant pour des années à venir, a estimé le directeur général des Sénateurs. Nous avons ajouté de jeunes joueurs d’impact et un gardien dont la présence viendra stabiliser notre équipe. »

Bonino au Minnesota

Mis à part les nombreux échanges de choix, qui sont toujours légion lors de la séance de sélection, trois autres joueurs ont changé d’adresse. Les Predators ont envoyé Nick Bonino ainsi que des choix de deuxième (37e) et de troisième (70e) tour au Wild en retour de Luke Kunin et d’un choix de 4e tour (101e).

Manifestement, Bill Guerin, le directeur général du Wild, était en quête de joueurs de centre. Ou plutôt en quête de nouveaux joueurs de centre. Au cours des dernières semaines, il a acquis trois joueurs capables d’évoluer à cette position : Bonino, Marcus Johansson et Nick Bjugstad. En revanche, il s’est départi de Kunin, Ryan Donato et Eric Staal. 

Il avait également signifié à Mikko Koivu, capitaine du Wild lors des 11 dernières saisons, qu’il ne lui ferait pas signer un nouveau contrat.

Du côté des Predators, David Poile tente désespérément de libérer de l’espace sous le plafond salarial. Il restait une année de contrat (4,1 M$) à Bonino. Au cours des derniers jours, le directeur général des Predators a placé le nom de Kyle Turris au ballottage dans le but de racheter son contrat. Les Predators devront lui verser 2 millions $ par année pour les huit prochaines saisons.

Enfin, les Kings, de leur côté, ont fait l’acquisition de Lias Andersson des Rangers contre un choix de 2e tour (60e). Insatisfait, le choix de 1er tour (7e au total) en 2017 est retourné en Suède en décembre dernier. Il avait alors demandé une transaction.