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Un spectacle terne

Une première ronde dénuée de surprises et de transactions

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Photo AFP Les Sénateurs ont sélectionné l’Allemand Tim Stützle au troisième rang.

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La LNH aurait eu beau mettre sur pied n’importe quel concept, il n’y a rien qui équivaut à l’effervescence d’un premier tour du repêchage vécu sur place. Le spectacle d’hier soir a été terne, mais il fallait s’y attendre. 

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Dès le départ, Gary Bettman, qui donnait les droits de parole à chacune de 31 équipes depuis les studios de NHL Network, à Seacaucus, a tenté de donner un peu de joie aux amateurs de hockey et à tous les jeunes espoirs qui attendaient d’entendre leur nom, assis dans leur salon.

Le commissaire a annoncé que la nouvelle date visée pour le début de la saison 2020-2021 était maintenant fixée au 1er janvier.

À l’instar de cette annonce, le reste de la soirée n’a pas levé. On ignore si le fait que chacune des équipes se trouvait dans leurs propres quartiers généraux en est l’explication, mais on n’a assisté qu’à seulement deux transactions. Les Flames qui, à l’origine, détenaient le 19e choix, ont reculé à deux occasions, pour finalement parler au 24e rang.

Rien pour nous lever de notre siège.

Compagnon pour Chabot

En fait, le meilleur coup de la soirée est venu des Sénateurs d’Ottawa. Détenteurs des 3e, 5e et 28e choix, les représentants de la capitale canadienne ont fait appel à Alex Trebek, célèbre animateur de l’émission américaine Jeopardy, pour annoncer leur première sélection de la soirée.

Après Alexis Lafrenière et Quinton Byfield, les Sénateurs ont, sans surprise, jeté leur dévolu sur Tim Stützle. Pouvant évoluer autant au centre qu’à l’aile, l’Allemand sera un superbe atout pour les Sénateurs.

« À l’interne, on a eu ce débat à savoir si Tim était un joueur de centre ou un ailier. Il a longtemps joué au centre avant de faire la transition à l’aile gauche, la saison dernière, a expliqué Pierre Dorion, directeur général des Sénateurs. Allons-nous l’aider en le plaçant d’abord à l’aile avant de l’amener au centre ? C’est à voir. Une chose est certaine, avec le talent qu’il possède, une place ou l’autre, ça ne dérange pas. »

Après que les Red Wings eurent créé une certaine surprise en réclamant l’attaquant suédois Lucas Raymond, Dorion a sélectionné le premier défenseur de la soirée, Jake Sanderson.

« On a le sentiment d’avoir mis la main sur le meilleur arrière de ce repêchage. C’est un défenseur complet. Son caractère et sa façon d’aborder les matchs sont deux qualités que l’on recherche chez un joueur », a expliqué le Franco-Ontarien.

Avec Thomas Chabot et Sanderson, il y a de quoi jeter les bases d’une solide brigade défensive.

Askarov, un gardien convoité

Un seul gardien a trouvé preneur au cours de cette ronde. Appelé par les Predators, Yaroslav Askarov est devenu le premier homme masqué depuis Jack Campbell, repêché par les Stars de Dallas en 2010, à être sélectionné aussi tôt qu’au 11e rang.

La prise des Predators, qui assure ainsi la succession de Pekka Rinne, a fait beaucoup de jaloux. Il semble que David Poile ait reçu un nombre impressionnant d’appels de collègues souhaitant obtenir son rang de sélection. Mais Poile n’avait qu’une idée en tête.

« Un gardien de cette trempe, c’est difficile de passer à côté, a indiqué Jean-Philippe Glaude, recruteur québécois des Predators. Au sein de l’organisation, tout le monde est excité. »

Puisqu’Askarov était un choix prisé, les membres de l’organisation des Predators ont bien cru qu’il ne se rendrait pas jusqu’à eux. À partir de quel moment ont-ils commencé à être nerveux ?

« À partir du choix 4 », a répondu Glaude dans un échange de courriel avec le représentant du Journal.

Comme Lafrenière, Byfield et Stützle étaient assurés d’être les trois premiers joueurs réclamés, on peut comprendre que les Predators se soient rongé les ongles dès le moment où les choix sont devenus incertains.