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Facebook laisse les publicités climatosceptiques prospérer, selon un rapport

Facebook laisse les publicités climatosceptiques prospérer, selon un rapport
AFP

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Facebook laisse les publicités climatosceptiques prospérer, selon un rapport.

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Facebook permet aux publicités trompeuses sur le climat de prospérer, bien que le réseau social affirme lutter contre le problème, selon le rapport d’un think tank produit jeudi. 

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Le groupe InfluenceMap a utilisé les données publiques de Facebook pour relever 51 publicités niant le lien entre l'activité humaine et les changements climatiques, qui ont été visionnées au total 8 millions de fois sur la plateforme durant la première moitié de l’année 2020. 

Cependant, la diffusion de publicités fausses aurait été interdite sur Facebook, qui, en septembre, répétait s'être «engagé à lutter contre le changement climatique.» Des 51 publicités relevées, une seule a été retirée par Facebook; les 50 autres ont pu rester en ligne pour l’intégralité du temps prévu pour leur campagne.

Selon ce rapport, quatre groupes conservateurs américains étaient derrière la plupart de ces publicités. Un total de neuf annonceurs ont dépensé collectivement 42 000$ pour les 51 annonces. Elles étaient plus susceptibles d’être vues par des hommes âgés de plus de 55 ans, dans des États américains ruraux, notamment le Wyoming et le Texas. 

La stratégie la plus fréquente consistait à attaquer la crédibilité de la science du climat, en affirmant notamment qu’il n’y a pas de consensus scientifique à ce sujet.

La deuxième stratégie la plus employée était de mettre en doute l’effet, sur les changements climatiques, des gaz à effet de serre produits par la combustion d’hydrocarbures.

Réagissant à ce rapport, la sénatrice américaine Elizabeth Warren a déclaré au think tank: «Ce rapport dévastateur d’InfluenceMap révèle la façon dont Facebook laisse les climatosceptiques propager de dangereuses foutaises auprès de millions de personnes.» Mme Warren faisait partie des quatre sénateurs démocrates ayant écrit à la plateforme en juillet pour réclamer qu’elle «mette fin aux failles qui permettent à la désinformation sur le climat de se répandre».