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«Je ne considère pas que je suis un deux de pique» - Dr Arruda

Horacio Arruda, directeur national de santé publique
Photo Stevens LeBlanc Horacio Arruda, directeur national de santé publique

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Malgré la pression qui s’accentue avec la seconde vague, le Dr Horacio Arruda estime qu’il est toujours l’homme de la situation. Le directeur national de santé publique défend bec et ongle son rôle et ses méthodes de gestion de la pandémie.

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« J’espère pouvoir garder la confiance des Québécois », a-t-il confié jeudi, très émotif. Le coloré personnage, qui fait désormais partie du quotidien des Québécois, admet que la charge est plus ardue qu’au printemps. 

Menaces de mort

« Au début, c’était facile. Confiner tout le monde, les gens écoutaient. Là, on fait un choix, on pénalise un, on pénalise l’autre. Il y a des complotistes. J’ai des menaces de mort. Je reçois des courriels injurieux tous les jours », a-t-il reconnu.

Selon lui, les incessantes comparaisons qui sont faites entre la situation au Québec et celle en Ontario ne sont pas toujours justifiées.

Malgré tout, le Dr Arruda a décidé de garder la tête haute et de poursuivre son mandat. 

« Je considère que je fais mon travail au mieux. Et je ne considère pas que je suis un deux de pique en termes de santé publique à travers ce qui existe sur la planète ! » a-t-il insisté.

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Recommandations verbales

En début de journée jeudi, François Legault avait précisé que le directeur national de santé publique fait généralement des recommandations verbales pour guider les décisions du gouvernement.

« La majorité des recommandations du Dr Arruda sont faites oralement », a glissé le premier ministre. Puisqu’il n’existe que peu de traces écrites des avis de la Santé publique, François Legault a répété qu’il n’a pas l’intention de les rendre publics.

Une position qui ne plaît pas aux partis d’opposition, qui réclament davantage de transparence.

À l’instar du PM, le directeur national de santé publique a précisé que les avis donnés au gouvernement ne sont pas toujours des « lettres signées » ou des documents formels.  

Mais une chose est claire pour le Dr Arruda, il n’est pas question pour lui de se pointer à une conférence de presse aux côtés des ministres du gouvernement s’il n’est pas à l’aise avec les décisions qui sont prises.   

« Le jour où je sentirai que c’est de la “bullshit”, bien, le directeur Arruda, il ne sera pas là parce que le Dr Arruda n’a pas une crédibilité à perdre », a-t-il renchéri, visiblement ébranlé. 

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