/misc
Navigation

PQ: Encore le début d’un temps nouveau?

Sylvain Gaudreault, Guy Nantel, Paul St-Pierre Plamondon et Frédéric Bastien.
Captures d'écran TVA Nouvelles Sylvain Gaudreault, Guy Nantel, Paul St-Pierre Plamondon et Frédéric Bastien.

Coup d'oeil sur cet article

Vendredi, les militants du Parti québécois (PQ) sont conviés à la séance de repêchage d’un nouveau chef. A-t-on besoin d’un attaquant de puissance, d’un défenseur offensif ou d’un gardien de but ? 

Plusieurs croient que cette étape sera le début de la fin, mais je crois plutôt que nous pourrions être témoins du début d’une renaissance !

Vous le savez, je ne suis pas indépendantiste. Mais, je crois à la diversité des options politiques pour que la population puisse exercer un véritable choix et, pour cela, il faut également un PQ fort.

  • Écoutez la chronique d'Harold Fortin au micro de Pierre Nantel sur QUb radio:

L’ADN du PQ

La longévité d’une formation politique n’est pas un signe qu’elle est démodée, mais plutôt qu’elle a su s’adapter à travers les époques. 

J’ai toujours eu le sentiment que la mise au rancart temporaire de son projet principal avait, notamment, accéléré sa chute dans les sondages et les résultats de la dernière campagne électorale québécoise. 

Je ne blâme pas Jean-François Lisée, parce qu’il est vrai qu’une majorité de Québécois ne semblait plus intéressée à l’option. Plusieurs ont décidé de quitter le navire péquiste pour se réfugier dans les bras de la CAQ.

Les attentes de la population envers les formations politiques avec du « vécu » seront toujours plus élevées, car changer une perception créée sur plusieurs années prend beaucoup plus de temps que lorsque l’on est perçu comme tout nouveau tout beau.

L’ADN, c’est non seulement ce que nous sommes, mais également ce qui nous différencie d’une autre offre politique. Il faut donc que le PQ revienne à ce qu’il est de plus profond.

Il doit être un parti indépendantiste, de centre gauche, pragmatique, qui possède l’expérience de la gouvernance et présente la promotion de l’identité québécoise comme un projet collectif qui inclut tout le monde plutôt que simplement la majorité.

La jeunesse, une nouvelle force politique

L’un des sauf-conduits possibles pour tous les partis politiques, mais notamment pour le PQ, c’est d’accorder une attention particulière aux enjeux qui touchent la prochaine génération de Québécoises et de Québécois.

Outre la personnalité et la compétence perçue, la jeunesse veut connaître, de manière égale, la vision de la société, les valeurs qui guident les décisions et les actions concrètes proposées pour lutter contre les changements climatiques.

Ils sont engagés, motivés, veulent conquérir le monde et, surtout, créer une société à leur image. Pour le PQ, c’est l’occasion de présenter une vision qui crée un pont entre le Québec pré et post-COVID-19. 

Le poids démographique de la jeunesse québécoise va augmenter au cours des prochaines années, et comme le disait le président français Emmanuel Macron : « On ne peut pas sortir de cette crise en ayant juste plus de dettes financières qu’on lui laissera, une dette climatique qu’on n’aura pas réglée et une espèce de morosité qu’on va lui laisser. »