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Bientôt une pénurie de lits en soins intensifs ?

Urgence
Photo d'archives Simon Clark

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Les lits en soins intensifs pourraient venir à manquer vers la fin du prochain mois dans le Grand Montréal si le taux de contamination de la COVID-19 demeure à son niveau actuel dans la province.

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C’est ce que révèlent des projections formulées par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) dévoilées vendredi après-midi. C’est la première fois que cet organisme gouvernemental en vient à cette conclusion depuis le début de la pandémie au Québec.

« Pour les régions de Montréal, Laval, Laurentides, Lanaudière et Montérégie, les projections suggèrent que les capacités hospitalières seront atteintes au terme du prochain mois et plus rapidement encore en ce qui a trait aux lits de soins intensifs », y est-il écrit.

Pour ce qui est des hospitalisations régulières, les projections de l’INESSS soutiennent que le nombre de lits occupés par les patients atteints de la COVID-19 s’approchera aussi des capacités hospitalières planifiées au terme de cette période. Celles-ci pourraient toutefois être ajustées.

À noter que l’INESSS ne prévoit pas pour l’instant que les capacités hospitalières seront dépassées prochainement dans le reste du Québec.

Ça change vite

Le modèle utilisé par l’Institut est basé sur les données du ministère de la Santé et permet de projeter le nombre d’hospitalisations dues à la COVID-19 en étudiant chaque cas en fonction de l’âge de la personne infectée et de ses problèmes de santé préexistants.

Selon les projections de ce modèle publiées il y a deux semaines, les capacités hospitalières au Québec étaient pourtant encore suffisantes pour quatre semaines si le taux de transmission de la COVID-19 restait stable.

L’INESSS note par ailleurs que les mesures pour limiter la propagation ont été renforcées depuis, mais que cela n’a pas encore eu d’impact sur le nombre d’hospitalisations projetées.

« Il faut donc redoubler nos efforts entrepris depuis le 1er octobre pour casser la vague », a réagi le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, à propos de ces chiffres en ajoutant qu’il « n’est pas trop tard ».

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