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Pas de racisme systémique au Québec, maintient Legault

Son nouveau ministre des Affaires autochtones promet des résultats

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Nouveau ministre des Affaires autochtones, même position. François Legault est convaincu que les Premières Nations accepteront de dialoguer avec son gouvernement, même s’il refuse de reconnaître l’existence de racisme systémique au Québec.

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Le premier ministre donne un coup de balai. Sylvie D’Amours a été dégommée de son poste de ministre des Affaires autochtones, même sa sous-ministre a été remerciée.

L’ex-policier Ian Lafrenière devra donner un nouveau souffle aux relations entre Québec et les Autochtones, grandement fragilisées depuis le décès tragique de Joyce Echaquan.        

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:   

« On repart à neuf », a lancé vendredi François Legault, flanqué de son nouveau ministre. Pas question toutefois de changer de discours au sujet du racisme systémique, un débat qui l’horripile.

Le nouveau ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ne croit pas que son passé de policier soit un obstacle à ses nouvelles fonctions au sein du gouvernement Legault.
Capture d'écran TVA Nouvelles
Le nouveau ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ne croit pas que son passé de policier soit un obstacle à ses nouvelles fonctions au sein du gouvernement Legault.

« S’il y a un système, je ne le connais pas. Je sais qu’il y a du racisme, puis je vais me battre. Je n’en veux pas de racisme au Québec », a insisté le premier ministre.   

Selon lui, les Autochtones ne s’en offusqueront pas. « Je suis optimiste que les représentants des différentes nations vont accepter de discuter, de négocier, de lutter contre le racisme sans qu’on ait à changer notre position sur le racisme systémique », a dit François Legault. 

Son passé, pas un obstacle

Ian Lafrenière, un ancien agent qui possède une longue feuille de route au Service de police de la Ville de Montréal, ne croit pas que son passé de policier soit un obstacle à ses nouvelles fonctions de ministre des Affaires autochtones. Au contraire, il compte mettre ce bagage à profit.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:   

Sa prédécesseure, Sylvie D’Amours, a été vivement critiquée pour son inaction et son absence des dossiers touchant les communautés autochtones. Le nouveau ministre Lafrenière compte bien renverser la tendance.

« Je vais être disponible pour [les chefs des Premières Nations] », a-t-il assuré.

Sa première mission : mettre en œuvre les recommandations du rapport Viens sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec. Ian Lafrenière promet des résultats.

Un « boys club »

Ce nouveau venu au cabinet et le départ de la députée de Mirabel éloignent toutefois la CAQ de son engagement de parité au sein du Conseil des ministres.

Et les partis d’opposition ne se sont pas gênés vendredi pour dénoncer un gouvernement qui prend des allures de « boys club ».

« Mon cœur de féministe a mal », a réagi la solidaire Manon Massé. « L’espace des femmes au Conseil des ministres se réduit », a déploré la cheffe libérale Dominique Anglade.

Avec 40 % de femmes dans son cabinet, François Legault estime être dans la « zone paritaire ». 

Des réactions 

Photo Agence QMI, Geneviève Quessy

« Pour la mémoire de Joyce Echaquan, mais aussi pour les Autochtones victimes de discriminations systémiques, il faut maintenant entreprendre le changement, drastiquement. »

— Constant Awashish, grand chef de la Nation attikamek

Photo Simon Clark

« Son premier geste à titre de nouveau ministre des Affaires autochtones doit être de reconnaître le racisme systémique. Il en va de sa crédibilité. On a des ponts à rebâtir. »

— Manon Massé, cheffe parlementaire solidaire

Photo Simon Clark

« Un premier pas serait déjà de reconnaître un concept de racisme systémique que tout le monde accepte, sauf le premier ministre avec un entêtement surréaliste qui frise le déni. » 

— Dominique Anglade, cheffe libérale

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.