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D’Amours ne peut porter seule le blâme, disent les Attikameks

D’Amours ne peut porter seule le blâme, disent les Attikameks
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

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L’ex-ministre Sylvie d’Amours ne peut porter à elle seule «l’odieux de l’inaction gouvernementale» en matière d’Affaires autochtones, a réagi la nation atikamekw à la suite de la rétrogradation de cette dernière.

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Tout en félicitant l’ex-porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Ian Lafrenière, pour sa nomination à titre de ministre des Affaires autochtones, le Grand Chef de la Nation atikamekw, Constant Awashish dit s’attendre à ce qu’elle s’accompagne d’une «réelle volonté politique de faire avancer les choses».

D’Amours ne peut porter seule le blâme, disent les Attikameks
Capture d'écran TVA Nouvelles

Selon le Conseil de la Nation atikamekw, l’action du gouvernement en matière d’affaires autochtones a toujours été limitée. Cela s’explique notamment par le fait qu’elles ne relèvent pas d’un réel ministère, mais plutôt d’un secrétariat associé au bureau du premier ministre. 

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

«Pour la mémoire de Joyce Echaquan, mais aussi pour les autochtones victimes de discriminations systémiques, il faut maintenant entreprendre le changement, drastiquement. Pour cela, nous préconisons d’éviter tout détour et d’adopter un esprit de partenariat sans faille. C’est l’ensemble du Québec qui en sortira gagnant», ajoute Constant Awashish.

De son côté, le chef de l’Association des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, a fait savoir qu’il voyait «d’un bon œil» la nomination de Ian Lafrenière. Celle-ci ne devra toutefois pas mettre de côté «la responsabilité première qui incombe au premier ministre», indique-t-il. 

  • Écoutez Steve E. Fortin sur QUB radio:    

«Dans l'histoire du Québec, les grandes avancées dans les relations avec les Premières Nations se sont toujours faites parce que le premier ministre en assumait la responsabilité. [...] Nous sommes clairement à un carrefour de nos relations, et un changement de ministre ne sera pas suffisant pour changer celles-ci. Il faut que le premier ministre Legault soit davantage présent», a expliqué le chef Picard.

Le premier geste du nouveau ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, doit être de reconnaître le racisme systémique, a indiqué la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, sur Twitter, vendredi.

«Ian Lafrenière, du temps qu'il était porte-parole au SPVM (Service de police de la Ville de Montréal), a nié l'existence du profilage racial, a-t-elle écrit. Son premier geste à titre de nouveau ministre des Affaires autochtones doit être de reconnaître le racisme systémique. Il en va de sa crédibilité. On a des ponts à rebâtir.»

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