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Anderson modifie les plans

Canadiens c Stars
Photo Pierre-Paul Poulin Tomas Tatar constitue une monnaie d’échange pour le Canadien

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À partir du moment où Marc Bergevin a consenti ce contrat faramineux de sept ans à Josh Anderson, le modèle d’affaires du Canadien subit d’importants changements et soulève plusieurs interrogations.

Il lui reste moins de cinq millions pour faire du lèche-vitrine au marché des joueurs autonomes sans restriction. 

  • En versant plus de cinq millions par saison (en moyenne) à Anderson, on peut imaginer que l’agent de Brendan Gallagher affiche un large sourire. Quel montant exigera-t-il pour son client ? 
  • Doit-on conclure que Tomas Tatar disputera sa dernière saison à Montréal en raison de la conjoncture économique et du fait que Bergevin devra dépenser des millions de dollars pour retenir les services de Gallagher, de Phillip Danault, de Joel Armia et de Jake Allen ? Sans oublier que Kotkaniemi et Artturi Lehkonen pourront se prévaloir de leur statut de joueur autonome avec restriction. Évidemment, la prochaine saison déterminera combien de dollars il devra sortir du coffre-fort pour combler les demandes des joueurs autonomes. Mais la facture risque d’être salée. Pour l’instant, considérant que le Canadien n’avait apporté aucune modification aux effectifs au moment d’écrire ces lignes, le CH pourrait amorcer la saison avec l’alignement présenté dans le tableau placé dans la photo.  

Une bonne affaire

Mais, pourquoi un contrat de sept ans alors que les propriétaires de la Ligue nationale sont de plus en plus inquiets sur le plan financier ? « Il s’agit d’une bonne décision de la part du Canadien, me dit un dirigeant d’une formation de la ligue. Il ne faut pas oublier que Marc pourra toujours racheter deux ou trois ans du contrat signé avec Anderson si jamais il ne répond pas aux attentes. Également, il a 26 ans et ce contrat prendra fin alors qu’il aura 33 ans. C’est quand même une bonne affaire. »

Tatar dans la vitrine

Juste. Mais Bergevin est un DG rusé. Le dossier Taylor Hall l’intéresse. Si jamais il apprend que Hall manifeste un intérêt pour le Tricolore, il trouvera un moyen pour arriver à ses fins. Assurément, il doit se tourner du côté des transactions pour ajouter des éléments importants à son équipe. Exposera-t-il quelques vétérans comme Tatar, ou encore Byron, ou peut-être Armia pour créer de l’espace sur la masse salariale ? Peut-être que de jeunes défenseurs pourraient attirer l’attention, qui sait ? Pour le moment, a-t-il besoin de s’inquiéter ? Pas vraiment, bien que le plus important soit de chercher à améliorer l’équipe. Mais, si la saison s’ébranlait aujourd’hui, le CH, à première vue, si les autres formations de la division atlantique demeurent sur leurs positions, aurait d’excellentes chances de mériter sa place pour les séries. Les actions prises depuis l’élimination de l’équipe à la mi-août ont donné plus de lustre à la brigade défensive, plus de punch à l’attaque et un meilleur équilibre chez les gardiens.

De quoi raviver les espoirs !

Alignement probable

Tomas Tatar | Phillip Danault | Brendan Gallagher

Jonathan Drouin | Nick Suzuki | Josh Anderson

Paul Byron | Jesperi Kotkaniemi | Joel Armia

Artturi Lehkonen | Jake Evans | Ryan Poehling

Ben Chiarot | Shea Weber

Joel Edmundson | Jeff Petry

Alexander Romanov | Noah Juulsen

Carey Price | Jake Allen

Auxiliaires : Jordan Weal | Victor Mete

Une science inexacte, mais... 

Tout a été dit et écrit sur la gestion des choix de repêchage dont bénéficiaient Trevor Timmins et les recruteurs du Canadien.

« On a choisi le meilleur joueur disponible. »

Le temps nous le dira.

Entre-temps, comment expliquer qu’une autre fois, on boude la Ligue de hockey junior majeur du Québec ? Pourquoi continue-t-on, année après année, à lever le nez sur l’un des trois circuits juniors majeurs au Canada ?

Espoir prometteur

Hendrix Lapierre est un jeune homme talentueux, avec une vision exceptionnelle, c’est du moins ce qu’on rapporte. Il ne s’agit pas de faire des comparaisons avec le choix du Canadien au 16e rang. Cependant, avant qu’il subisse une grave blessure, son nom n’apparaissait-il pas dans le top 5 de la cuvée de 2020 ? Et son retour au jeu, fort convaincant, fournissait suffisamment d’arguments pour considérer sa sélection du 16e rang.

On lui a préféré un défenseur. Pourtant, le Canadien n’avait-il pas l’opportunité d’ajouter un joueur de centre prometteur à sa collection de jeunes patineurs ? On dit souvent qu’on n’a jamais trop de défenseurs. Le CH en a plusieurs, d’autant plus qu’on vient d’ajouter Joel Edmundson et Alexander Romanov. Comme écran de sûreté, un autre joueur de centre ne s’imposait-il pas ? On a apprécié Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi lors du tournoi du mois d’août. Si on est persuadé que Suzuki a tous les atouts pour poursuivre sur sa lancée, Kotkaniemi possède le talent pour réussir, mais il demeure tout de même un joueur soulevant encore quelques points d’interrogation.

Si l’état de santé de Lapierre constituait un risque, comment peut-on expliquer que l’on accorde un contrat de sept ans à un joueur qui a passé plus de temps à l’infirmerie que sur la surface de jeu l’an dernier ? Dans les coulisses de la LNH, on disait après la première ronde que si Lapierre répond aux attentes, et on a raison de croire qu’il va le faire, Brian Burke, l’ex-directeur général, est parmi ceux qui soutiennent qu’il sera le « vol de la séance de repêchage. » 

On prend rarement un risque quand il s’agit d’un joueur de la LHJMQ. Bizarre, n’est-ce pas ? Sait-on à quel rang apparaissait Hendrix Lapierre sur la liste du Canadien ?