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La Chine a lancé une vaste campagne d’inoculation

Dossier course au remède - Chine
Photo AFP

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Sous le couvert d’essais cliniques de phase 3, la Chine a commencé à injecter des vaccins contre la COVID-19 à des centaines de milliers de ses citoyens.

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Cette pratique, rapportée dans les grands médias comme le Wall Street Journal et le New York Times, a suscité des critiques.

Certains craignent que les « volontaires » chinois ne le soient pas vraiment et qu’on ait forcé des employés de compagnies d’État à se plier aux injonctions.

« Ma crainte pour les employés des compagnies est qu’il soit difficile pour eux de refuser », a expliqué au New York Times, le Dr Kim Mulholland, un chercheur australien.

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En outre, d’autres personnes estiment que les essais de phase 3 (la dernière étape avant l’approbation d’un vaccin) comportent des risques majeurs lorsqu’ils sont pratiqués à une échelle aussi grande, notamment des effets secondaires incontrôlés.

Le gouvernement chinois, lors d’une conférence de presse à la fin septembre, a rétorqué qu’il s’agissait d’une « autorisation domestique d’urgence » pour des essais de tests en phase 3, permise par les règles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Cette affirmation a été confirmée par la suite par l’OMS.

Peu de cas

Le vaste programme d’inoculation a commencé au cours du mois de juillet. Trois vaccins en développement sont utilisés, deux qui sont produits par la société d’État chinoise Sinopharm, et l’autre, par Sinovac Biotech, une compagnie privée.

Selon les statistiques du gouvernement chinois, le pays enregistre un nombre très bas de nouveaux cas de COVID-19 depuis le mois de mai dernier. On n’y a d’ailleurs pas encore connu de deuxième vague. Est-ce que cette vaccination à grande échelle y a contribué ? C’est difficile à dire, d’autant plus que la véracité des statistiques chinoises depuis le début de la pandémie a été remise en question à plusieurs reprises. 

En tout cas, les chiffres chinois relativement aux cas et aux décès liés au coronavirus depuis le début de la pandémie sont étonnamment bas. Ils sont presque égaux à ceux du Québec.

Officiellement, il y avait eu 85 489 cas de COVID-19 et 4634 décès en Chine en date de mercredi dernier ; au Québec, le total atteignait alors 81 914 cas et 5906 décès.