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Se libérer du plastique

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Cette semaine, le gouvernement Trudeau annonçait le bannissement de six produits en plastique à usage unique : sacs, pailles, ustensiles, bâtonnets à mélanger, anneaux pour cannette ainsi que certains « récipients alimentaires difficiles à recycler ». C’est prévu pour 2021.

Il était temps

Puisqu’il faut bien commencer quelque part, saluons ce premier pas. Mais avec tout ce que l’on sait sur les méfaits des plastiques à usage unique, le gouvernement aurait dû aller plus loin. Assurons-nous qu’il s’agit d’un premier pas à partir duquel nous devons tous aller plus loin. 

La santé de la planète et la nôtre doivent être protégées. Mais aussi la beauté du monde.

Au bord de nos rues et de nos routes, sur presque tous nos rivages on aperçoit des débris de plastique. Ils condamnent à la souffrance et à la mort des oiseaux, des poissons, des tortues et des mammifères marins qui les confondent avec des aliments. 

Leur présence est telle qu’ils en sont venus à constituer des « îles » de plastique flottant un peu partout dans les océans. L’une d’elles, dans le Pacifique Nord, est grande comme trois fois la France.

Du plastique dans notre corps

Il y a aussi l’invisible. Transportées par l’eau et dans l’air, des particules de microplastique sont maintenant détectables jusqu’au sommet des Alpes et dans l’Arctique. Leur présence est mesurable dans le sang d’animaux sauvages comme dans le système digestif humain. 

Par l’alimentation et la respiration, les Nord-Américains ingèrent plus de 70 000 microparticules de plastique chaque année. C’est ce que révèle un article de l’Environmental Science & Technology publié l’an dernier. Même si plus d’études sont nécessaires, certains plastiques comme le bisphénol A (BPA) et les phtalates sont déjà connus comme posant des risques pour la santé. 

Si certains soutiennent qu’il est impossible de se passer des plastiques à usage unique, rappelons-nous que leur omniprésence est toute récente. L’humanité s’en est très bien passée jusqu’aux années 60. Ayons l’intelligence d’adapter nos comportements aux réalités d’aujourd’hui. Libérons-nous de ce qui menace la vie telle qu’on l’aime.