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District 31: une entrée fulgurante pour Jean-Denis Beaudoin

Jean-Denis Beaudoin se démarque dans District 31

Jean-Denis Beaudoin
Photo Le Journal de Québec Acteur et auteur de Québec, Jean-Denis Beaudoin s’est glissé dans la peau de l’inquiétant conspirationniste Yan Gadbois dans les derniers épisodes de District 31.

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Conspirationniste, arme automatique à la main, Jean-Denis Beaudoin a fait une entrée fulgurante et remarquée dans District 31.

L’auteur et acteur de Québec a attiré l’attention dans le rôle de l’inquiétant et troublant Yan Gadbois. Un jeune homme qui n’a plus rien à perdre et qui croit qu’un petit groupe d’individus, tout puissants, contrôlent le monde. Il a fait irruption dans un salon de massage avec une arme automatique et abattu cinq personnes. 

Il s’agit d’une première présence importante à la télé pour le jeune homme de 29 ans.

« Lucie Robitaille, responsable du casting, m’a donné une chance et m’a fait confiance, même si j’ai très peu d’expérience à la télé. Elle m’a offert ce rôle sans passer d’audition. Ça aurait pu être un désastre, mais je pense, heureusement, m’en être tiré pas pire. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire ça », a-t-il lancé, lors d’un entretien.

Les commentaires suivant sa prestation ont été élogieux sur la page Facebook de District 31.

« À la seconde que j’ai lu les textes, j’ai tout de suite vu que c’était pour moi. J’ai toujours aimé jouer les vilains et les méchants. Ils ont un foyer profond, des blessures et souvent, ils décident d’agir. Ils prennent le contrôle de leur destin et,, évidemment, pour le pire. Et dans District 31, ce sont les bad guys qui font avancer l’action », a-t-il fait remarquer.

L’auteur des pièces Mes enfants n’ont pas peur du noir, Épicerie et Dévorés avoue avoir été secoué lorsqu’il a lu les textes de Luc Dionne. 

« J’ai trouvé ça violent et ça m’a brassé. C’est un sujet sensible », a-t-il mentionné, faisant référence à la montée des conspirationnistes,

Peurs et angoisses

Jean-Denis Beaudoin précise qu’il y a toujours une ligne à tracer entre le personnage et l’acteur.

« Les Yan Gadbois de ce monde me font peur. Je suis tout l’inverse de ce personnage. Ma job, moi, comme acteur, c’est de défendre ce gars-là et de rendre justice au texte. Il faut que je trouve cette noirceur en moi et que je laisse mes valeurs, mes positions, mes peurs et tout ce que je suis, derrière moi », a-t-il expliqué.

L’auteur et acteur aime l’horreur. Il a souvent défendu des personnages noirs et sombres sur les planches et cette expérience l’a aidé à camper Yan Gadbois.

« Creuser et aller chercher cette noirceur a toujours été quelque chose de facile pour moi. C’était aussi tellement bien écrit et je savais ce que j’avais à faire dès le début. On a besoin, comme société, de purger nos peurs et nos angoisses et de là le brio et l’audace de Luc Dionne. Il ose mettre à l’écran des sujets délicats, nos travers et ceux qui sont tombés dans les craques pour que l’on puisse y réfléchir, mettre le doigt sur ce qui cloche et, ultimement, éviter le pire », a-t-il laissé tomber.

Jean-Denis Beaudoin est conscient que cette présence dans l’émission de télé la plus regardée au Québec pourrait lui ouvrir des portes.

« Je suis fier de comment ça s’est passé, mais c’est un métier où il y a beaucoup de succès éphémères. Ce métier-là me rend déjà très heureux. Je n’ai pas d’attente et je profite de chaque affaire à fond », a-t-il lancé. 

L’acteur est aussi auteur. La période de confinement actuelle est du bonheur pour créer. 

« Je suis en train d’écrire un roman. C’est une adaptation plus étoffée de ma pièce Épicerie. Et si je peux créer, je suis heureux. J’aime écrire et je peux faire ça en ce moment sans trop me soucier du reste. Ce n’est pas le bon moment, par contre, avec toute cette incertitude d’écrire du théâtre », a-t-il fait savoir, avouant qu’il était inquiet pour le futur des arts vivants.