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Impressionnant trio automnal

L’action et les émotions étaient au rendez-vous lors de la capture de cet esturgeon géant, il y a 12 jours à peine.
Photo courtoisie L’action et les émotions étaient au rendez-vous lors de la capture de cet esturgeon géant, il y a 12 jours à peine.

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Vous est-il déjà arrivé de ranger vos cannes et vos moulinets à la fin de la saison et d’avoir l’impression de ne pas être réellement rassasié ?

Quand le mois d’octobre frappe à nos portes, de nombreux manieurs de perche ne semblent plus voir les options qui s’offrent à eux. Je vous expliquais, la semaine dernière, que certains pourvoyeurs proposent des forfaits à la mouchetée et à l’arc-en-ciel pendant encore plusieurs semaines. Si vous souhaitez toutefois limiter vos déplacements et demeurer à proximité du Grand Montréal, sachez que vous pouvez faire appel à des guides.

Un vrai pro

Mark Currie, 60 ans, est fort possiblement le meilleur pêcheur que je connais. À l’époque où il participait à des compétitions de haut calibre, il a remporté 10 titres majeurs en plus de remporter une foule de top 5.

Cet expert accompagne des amateurs depuis 1985 et il guide à temps plein depuis 2000. Il offre ses services tout au long de l’année, pour plusieurs espèces, sur les eaux des lacs Saint-Louis, Saint-François, Deux-Montagnes et du Fleuve. Il effectue annuellement de 130 à 150 sorties de pêche.

L’homme et la dame photographiés ont eu beaucoup de plaisir à leurrer ces belles ogresses à petite bouche.
Photo courtoisie
L’homme et la dame photographiés ont eu beaucoup de plaisir à leurrer ces belles ogresses à petite bouche.

Forfait excitant

Cet anglophone, qui parle très bien le français, se fait un point d’honneur de transmettre ses connaissances et de partager ses trucs. Ses invités n’ont qu’à lui indiquer les espèces qu’ils veulent pourchasser.

Mark m’indiquait qu’il propose aussi des sorties qui se déroulent en trois étapes. En matinée, les passionnés pêchent l’esturgeon monstre à la ligne morte. La moyenne des captures fait osciller la balance entre 10 et 25 kg. Chaque année, une vingtaine de ses clients franchissent la barre des 40 kg (90 lb). Lorsque les conditions sont clémentes, les gens qui l’accompagnent peuvent prélever jusqu’à une dizaine de spécimens.

Quelques heures plus tard, le scénario change et les passagers ciblent les dorés en profondeur avec des poissons-nageurs, le long des lignes d’herbes. Après les avoir localisés, ils ont beaucoup de plaisir à les attraper au lancer. En novembre, les percidés se laisseront davantage tenter par des jigs.

Les dernières heures sont consacrées à l’achigan à petite bouche. S’ils évoluent en eaux peu profondes, Mark noue des leurres souples nageant, des spinnerbaits et des devons sur les cannes qu’ils prêtent à ses invités. Lorsque les bass plongent à des profondeurs de 3 à 12 mètres, le tube ou le drop shot sont à l’honneur. Le poids moyen des poissons soutirés varie de 1 à 2 kg et des trophées de plus de 2,25 kg sont fréquemment interceptés.

Pour en savoir plus sur ce guide qui peut accueillir jusqu’à quatre adeptes dans son embarcation sécuritaire de 21 pieds, et ce, jusqu’à la fin novembre, composez le 514 696-1741 ou visitez le site www.advancedbassin.com. M. Currie propose aussi son expertise pour la pêche blanche. 

La venaison des cervidés  

J’ai récemment rencontré Daniel Himbeault, le Boucher du chasseur, qui transforme la chair de tous les gibiers consommables, avec son équipe et son père, Raymond. Ces spécialistes, reconnus pour la rigueur de leur travail depuis plus de 35 ans, ont vivement réagi à la publication d’un de mes textes dans lequel j’expliquais qu’après le coup de feu, il fallait procéder à une saignée de l’orignal ou du chevreuil prélevé. Selon eux, ce conseil prodigué par la MAPAQ s’applique aux animaux de ferme qui terminent leurs jours à l’abattoir. Ils souhaitaient rappeler la gravité des blessures que peut infliger un cervidé avec ses sabots ou ses cornes. Avant même de penser à l’approcher, il faut se servir d’une branche avec laquelle on touchera à la pupille de la bête. S’il n’y a aucune réaction, cela signifie qu’il est bel et bien mort et que son cœur a arrêté de battre. Donc, si cet organe vital ne pompe plus le sang dans les vaisseaux sanguins, la saignée ne sert absolument à rien !

Liliane Himbeault, pour sa part, tenait à préciser ce qui suit : « De nombreux chasseurs ne semblent pas réaliser qu’il existe d’autres coupes que les traditionnels steaks, rôtis, cubes et la viande hachée. Plusieurs d’entre eux sont toujours surpris lorsque nous leur proposons des osso buco, des côtes levées, des escalopes, des fondues chinoises, des charcuteries sous plusieurs formes, dont le pepperoni et le salami, du smoked meat, 22 sortes de saucisses de petite et grande taille, etc. On prépare également des mets pour les fêtes comme des tourtières, des pâtes en croûte, des amuse-gueules, des terrines, des cretons, des rillettes et bien plus ».


▶ Pour de plus amples renseignements, téléphonez au 450 377-1128 ou jetez un coup d’œil sur le site himbeault-gibier.com