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Drame à Wendake: Carmant veut s’assurer que le processus a été respecté

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Le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, veut savoir si les signalements faits aux autorités à propos des deux enfants retrouvés sans vie à Wendake, près de Québec, cette fin de semaine, ont été traités correctement.

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C’est pourquoi il a commandé une enquête externe, mardi, sur les façons de faire à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Capitale-Nationale, dans le but de réviser tout ce processus.

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Même si seulement 30 à 40% des signalements faits aux autorités en lien avec la protection de la jeunesse sont retenus, les informations dont M. Carmant dispose laissent croire que ceux concernant ces deux garçons pourraient ne pas avoir été traités convenablement.

Écoutez l'entrevue avec Michèle Goyette, présidente de l’Ordre professionnel des criminologues du Québec:  

Notamment, le fait qu’un de ces signalements non retenus aurait été fait par un agent de la paix est troublant aux yeux du ministre.

«C’est vraiment pour ça qu’on demande à quelqu’un de l’externe de réviser les dossiers, de discuter avec ceux qui ont pris les décisions pour être sûrs qu’elles ont été appropriées», a-t-il indiqué en entrevue, mardi.

«C’est toujours impossible à comprendre quand quelqu’un tue deux jeunes enfants. On se demande pourquoi, pourquoi on en vient là», avait déploré plus tôt le premier ministre François Legault, en conférence de presse à Montréal.

Selon des proches de la famille des deux jeunes enfants assassinés dans la communauté autochtone, la DPJ avait déjà reçu des signalements à propos de Michaël Chicoine, accusé de deux meurtres au second degré lundi.

Cette enquête s’ajoutera à trois autres déjà enclenchées respectivement par la Sûreté du Québec, le Bureau du coroner et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

Le rapport de l’enquête déclenchée par le ministre Lionel Carmant est attendu le 5 décembre 2020, a précisé son cabinet par voie de communiqué, mardi.

Ce dernier espère toutefois pouvoir apporter rapidement des changements dès qu’il aura reçu les recommandations de la commission Laurent attendues à la fin novembre.

Son but: réformer la Loi sur la protection de la jeunesse pour s’assurer notamment d’une meilleure communication entre les différents services qui œuvrent à la faire appliquer.

«Par exemple, si les parents ont des problèmes de santé mentale, [il faut] qu’ils soient sus dès le début», a-t-il expliqué.

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