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Drame de Wendake: Sept-Îles est aussi «ébranlée»

Le maire de Sept-Îles Réjean Porlier
Photo courtoisie Le maire de Sept-Îles Réjean Porlier

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La ville de Sept-Îles, d'où est originaire l'accusé dans le double meurtre tragique de deux enfants à Wendake, est elle aussi sous le choc du drame qui continue de secouer le Québec.

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«C’est certain que ça ébranle [...] C’est une grande tristesse pour la communauté», indique Réjean Porlier, maire de Sept-Îles.

En plus de Michaël Chicoine, accusé des meurtres au deuxième degré des deux jeunes frères, une autre personne, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication et qui peut être aussi considérée comme une victime, est également originaire de Sept-Îles.

«C’est le genre de chose qui fait prendre un grand respire à tout le monde. On se demande si en tant que société, on ne détecte pas les signaux qui sont envoyés. J’ai hâte de voir ce volet à la suite des enquêtes. Si c’était su et connu, est-ce qu’on réagit [de manière proactive]?», se questionne le maire.

À cet effet, le CIUSSS de la Capitale-Nationale n’a pas voulu commenter, «pour des raisons de confidentialité du dossier», les affirmations voulant que les deux enfants décédés eussent fait l’objet de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Enquête de la CDPDJ

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a fait savoir mardi qu’elle enquêtera sur le drame. Elle l’avait fait aussi en mai 2019 à la suite de la mort d’un enfant à Granby qui avait également fait l’objet de signalements à la DPJ.

«Selon la Loi sur la protection de la jeunesse, nous pouvons faire enquête à la suite d’une demande citoyenne ou de notre propre initiative, comme dans ce cas-ci», a expliqué Meissoon Azzaria, coordonnatrice aux communications de la CDPDJ.

«Nous avons ouvert 360 dossiers d’enquête l’an dernier. Évidemment, ce ne sont pas toujours des situations aussi dramatiques. Lorsqu’il y a eu un signalement à la DPJ, nous pouvons faire enquête pour vérifier comment s’est faite l’intervention de la DPJ. Notre action s’applique aux enfants dont la situation a déjà été signalée à la DPJ. Nous intervenons si on pense que les droits de l’enfant n’ont pas été respectés», ajoute-t-elle.

La CDPDJ précise dans son communiqué que «si elle a raison de croire que les droits des enfants ont été lésés, elle fera des recommandations à la DPJ du CIUSS de la Capitale-Nationale et à toute autre instance concernée, selon les constats.»

Coopération

«Le CIUSSS de la Capitale-Nationale assure son entière collaboration à la CDPDJ dans son enquête. Nous agirons en toute transparence et nous transmettrons à la Commission toutes les informations nécessaires afin de lui permettre de faire la lumière sur cette situation tragique, qui nous bouleverse tous. Toutes nos pensées vont à la famille et aux proches des victimes», a assuré l’organisation.

Une autre enquête a été déclenchée quelques heures plus tard sur la DPJ de la Capitale-Nationale par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant.