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Labeaume croit que les mesures de confinement vont perdurer

Il nourrit des inquiétudes quant aux effets psychologiques sur la population

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Régis Labeaume

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Régis Labeaume croit que les mesures de confinement imposées par le gouvernement Legault vont perdurer après le 28 octobre. Les effets psychologiques sur les citoyens seront extrêmement durs, anticipe-t-il.

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« Nous sommes le 14 octobre. Ça doit finir [le défi des 28 jours] dans 14 jours. On a eu 159 [nouveaux cas à Québec] aujourd’hui [mardi]. Pourquoi je ne suis pas sûr que ça va se terminer le 28 ? » s’est demandé le maire de Québec, mercredi après-midi, en marge d’un point de presse virtuel. 

Ce dernier s’est même dit « certain » que les mesures en vigueur dans les zones rouges – comme la fermeture des restaurants et des bars ou la limitation draconienne des contacts sociaux – ne prendront pas fin de sitôt. 

« J’ai toujours l’impression que les gens ne prennent pas assez au sérieux la deuxième vague, a-t-il déploré. En passant, 159 [cas positifs] aujourd’hui, c’est pas chic. C’est pas brillant. C’est pas fort. » 

« Ça va faire mal »

Les données sur les contaminations à la COVID-19 à Québec ressemblent à des montages russes depuis quelques jours. La semaine dernière, le nombre de cas quotidiens a même dépassé 200 à quelques reprises. Cette semaine, il est d’abord descendu à 95 cas (dimanche) avant de grimper à 125 (lundi), puis à 159 (mardi).  

Selon le maire Labeaume, « les gens sont convaincus que ce sera de courte durée et que cette deuxième vague-là ne sera que passagère. On n’est pas aussi vigilant qu’à la première vague. Si les gens pensent comme ça, ça n’améliorera pas notre sort ». 

Appelant une nouvelle fois au respect des consignes des autorités sanitaires, Régis Labeaume prévient que « plus ça va s’étirer, plus ça va faire mal » particulièrement en ce début d’automne où les journées ensoleillées se font rares. 

Psychosocial

« Hier [mardi], il pleuvait. Novembre s’en vient. C’est pas un bon moment pour se confiner [...] Je suis inquiet. À la Ville, on est très attentif à l’aspect psychosocial des choses. Je trouve que c’est difficile actuellement », a-t-il convenu.

Il a demandé à la population de se « serrer les coudes » et de « faire des sacrifices ». Sinon, « ça va juste étirer. On va empirer notre cas et ça va faire plus mal à tout le monde ».

La région de la Capitale-Nationale est classée en zone d’alerte rouge depuis le 1er octobre. Même si le confinement est moins draconien que le printemps dernier, le gouvernement du Québec exige que les résidents de ces zones limitent fortement leurs interactions sociales du 1er au 28 octobre au moins. 

Le premier ministre, François Legault, répète de son côté « qu’on va devoir vivre avec le virus pendant encore plusieurs mois ».