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L’INRS investit 1 M$ dans des projets de recherche québécois

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Devant le besoin criant de mieux comprendre la COVID-19, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) investira un million $ dans des projets de recherche québécois ayant le potentiel de donner des résultats rapidement.

«Ce n’est pas quelque chose que l’on fait habituellement. C’est quelque chose que l’on fait parce que la situation est urgente et appelle à notre responsabilité comme citoyen du Québec», résume Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS.

Une compétition est à présent ouverte au sein de l’établissement universitaire qui est dédié exclusivement à la recherche et à la formation aux cycles supérieurs.

À haut risque

«Ce que l’on demande aux chercheurs, c’est d’être audacieux et audacieuses. On veut des projets qui sont à haut risque, qu’une agence subventionnaire plus conservatrice n’aurait peut-être pas financés, mais qui a un risque de réussite. Si ça réussit, bien on pourra tous en profiter», explique M. Giraldeau.

Les projets de recherche doivent être nouveaux, pouvoir être réalisés idéalement à l’intérieur d’une année, et répondre à des enjeux bien précis, soit le traitement et la détection du coronavirus, son incidence dans les communautés ou encore ses effets sur la société.

  • Écoutez l'entrevue du directeur général de l’INRS, Luc-Alain Giraldeau, à QUB radio:

À partir du mois de janvier prochain, ce sont cinq projets qui pourront bénéficier de ce programme.

«On veut des idées nouvelles» et «émergentes» qui, si elles aboutissent, pourraient avoir des retombées «exceptionnelles», dit pour sa part Pascale Champagne, directrice scientifique de l’INRS.

Cette organisation a été fondée en 1969 pour contribuer au développement économique, social et culturel du Québec. Au moment où la province traverse comme le reste du monde la pire crise sanitaire depuis un siècle, il était naturel pour l’INRS de s’impliquer, estime M. Giraldeau.

D’ailleurs, ses chercheurs et son corps professoral sont déjà au front de la recherche concernant la pandémie, eux qui ont entamé une cinquantaine de projets de recherche en lien avec la COVID-19 ces derniers mois.

Travailler avec la bête

Des scientifiques de l’INRS ont entre autres collaboré à la recherche d’un antiviral contre les coronavirus, aux premières étapes de développement d’un vaccin ou encore à la conception d’un appareil de détection qui pourrait être déployé dans les écoles et les entreprises.

L’INRS fait valoir que les nombreux champs de recherche et les équipements de pointe de ses centres de recherche de Québec, Montréal, Laval et Varennes offrent des perspectives intéressantes.

«Nous avons la possibilité avec nos infrastructures de travailler avec le virus même de la COVID [...] ce qui nous permet d’aller vraiment rapidement. On n’a pas besoin de faire des simulations, on travaille réellement avec la bête», illustre Luc-Alain Giraldeau.