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La Chine inquiète au port de Québec: CK Hutchison a essuyé deux refus en deux ans en Israël et en Australie

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Le gouvernement israélien a choisi d’écarter une filiale de CK Hutchison d’un important projet de construction, au printemps, quelques jours après avoir reçu une mise en garde des États-Unis contre les risques de confier des contrats d’infrastructures à des entreprises chinoises.

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Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo avait profité d’un passage à Jérusalem, en mai, pour exprimer les craintes des États-Unis.

Dans une entrevue à une télévision israélienne, M. Pompeo avait résumé sa mise en garde. 

«Nous ne voulons pas que le Parti communiste chinois ait accès aux infrastructures et aux systèmes de communications israéliennes, à toutes ces choses qui exposent les Israéliens à des risques et, par le fait même, nuisent à la capacité des Américains de collaborer avec Israël dans d’importants projets», a-t-il déclaré, selon une transcription de l’entrevue diffusée ensuite par le Département d’État américain.

Révision

M. Pompeo n’a pas fait référence publiquement à Hutchison Water. La filiale de CK Hutchison était parmi les deux finalistes attendant la décision du gouvernement israélien pour l’octroi d’un contrat de construction d’une usine de désalinisation, d’une valeur de 1,5 milliard $ US.

Mais selon divers reportages s’appuyant sur des sources anonymes, le gouvernement israélien a révisé son processus de sélection après la visite, le 15 mai, de M. Pompeo.

Dix jours plus tard, le contrat a finalement été attribué au dernier concurrent de CK Hutchison, l’entreprise israélienne IDE Technologies.

Le gouvernement israélien a justifié son choix en affirmant qu’il s’agissait de la proposition la plus avantageuse financièrement.

En Australie

CK Hutchison a aussi mordu la poussière en Australie, il y a deux ans.

CK Infrastructure, une filiale de l’entreprise de Hong Kong, tentait alors de faire l’acquisition d’un gazoduc dans le cadre d’une importante transaction de 9 milliards $ US.

Le gouvernement australien l’a cependant bloquée, jugeant qu’elle serait «contraire à l’intérêt national».

Si elle avait été autorisée, cette acquisition aurait fait passer le plus important réseau australien de transport de gaz naturel à des intérêts étrangers.