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Dans le dernier droit

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Photo AFP Ian Anderson (à gauche) et Travis d’Arnaud des Braves discutent lors du deuxième match face aux Dodgers, hier au Texas.

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Ils étaient 16... et maintenant il n’en reste que quatre !

Et dimanche prochain, ils ne seront plus que deux qui feront les frais de la série mondiale édition spéciale 2020.

Une étrange saison de seulement 60 matchs, des séries avec des cadres modifiés pour admettre 16 clubs.

Tous les observateurs prévoyaient que les Dodgers allaient atteindre la finale de la ligue Nationale, mais combien avaient anticipé que les Braves, privés de leurs deux lanceurs Mike Soroka et Cole Hamels, allaient être leurs rivaux ?

Et qui, dans la ligue Américaine, croyait aux chances des Astros de Houston de se retrouver face aux Rays, pour atteindre l’ultime série ?

Les Braves ont ébloui tout le monde en signant quatre jeux blancs en cinq matchs pour égaler un record vieux de plus de 100 ans qui appartenait aux Giants de New York, édition de 1905. La seule différence, c’est que les Braves ont eu recours à trois partants, soit Max Fried, Ian Anderson et Kyle Wright, alors que les Giants n’en avaient utilisé que deux, soit Christy Mathewson et Joe McGinnity !

Receveurs redoutables

Les Dodgers, eux, ont dû travailler un peu plus fort, face aux Padres et aux Brewers, qu’ils ont néanmoins éliminés en cinq rencontres aussi.

Cette finale pourrait mettre en évidence les deux receveurs Travis
d’Arnaud et Will Smith. Chez les Braves, d’Arnaud a été époustouflant avec une moyenne offensive de ,600
(6 en 10), avec deux doubles, deux circuits et sept points produits.

Smith, lui, a été moins spectaculaire, mais il a signé un match de cinq coups sûrs lors de la dernière rencontre face aux Padres. Ce qui n’est pas négligeable. Si les Dodgers peuvent s’appuyer sur un meilleur personnel de lanceurs partants, les Braves, eux, semblent mieux outillés en releveurs. Jensen n’est plus l’homme de confiance de Dave Roberts pour sceller l’issue d’un match tandis que les Braves peuvent compter sur un trio de première qualité en Mark Melancon, Shane Greene et Will Smith, pour remplir ce rôle.

Le hic, c’est de savoir quelle équipe est la mieux nantie pour affronter une série 4 de 7 alors qu’il n’y aura aucun jour de congé.

Voilà une grosse commande !

Surtout que Clayton Kershaw est blessé... Cela change la donne pour la poursuite de la série.

Dans l’Américaine

En ce qui concerne l’autre série, c’est une tout autre affaire. Les Rays ont dû trimer dur pour éliminer les coriaces Yankees qui, enfin, pouvaient compter sur leurs meilleurs éléments, en santé.

Surtout un Giancarlo Stanton, qui les a malmenés au rythme de quatre circuits et 10 points produits...

Toutefois, les 234 M$ de Gerrit Cole n’ont pas suffi. Il a fallu qu’un joueur de soutien, jamais repêché, Mike Brosseau, se venge d’un Aroldis Chapman, qui l’avait visé à la tête le 1er septembre, en canonnant un circuit en 9e manche du 5e match, pour éliminer les Bombardiers du Bronx ! 

Pendant ce temps-là, les Astros, cette équipe accusée et reconnue coupable d’avoir triché pour connaître les tirs de l’adversaire, étaient en mission pour rebâtir une réputation, possiblement ternie à jamais.

D’abord, ils ont réussi à éliminer les Twins, pourtant champions de la Centrale, en deux matchs.

Menant 2-1 face aux A’s dans la série de division, les Astros, Correa, Brantley et Altuve, ont pris les choses en mains, produisant 10 des 11 points dans le match qui les a propulsés en série de championnat pour une quatrième année de suite... sans avoir joué un seul match à domicile !

Reste à savoir, maintenant, s’ils pourront compléter leur mission face à une équipe, les Rays, qui eux aussi sont en mission... soit celle que d’avoir terminé avec le meilleur dossier de la ligue Américaine n’avait pas été l’effet du hasard, mais le résultat d’un effort d’équipe bien mérité.

Sur papier, les Rays semblent mieux équilibrés que les Astros, surtout au monticule.

Il ne faut pas oublier que les Astros n’ont plus Geritt Cole et que le grand Justin Verlander a été opéré, donc il n’est pas disponible. Zack Greinke n’était pas disponible lors des deux premiers matchs de la série. 


UN MATCH À OUBLIER POUR JIM PALMER

Jim Palmer a connu plus d’un match inoubliable au cours de sa carrière, comme celui du 16 mai 1965 alors qu’il est devenu le seul lanceur des majeures à réussir un circuit, toujours adolescent, soit à l’âge 19 ans, sept mois et un jour. Palmer a passé toute sa carrière avec les Orioles, a mérité trois Cy-Young et participé à six matchs des étoiles avant d’être élu au Temple de la renommée en 1990. Il y a toutefois un match que le grand droitier voudrait bien oublier, soit celui du 11 octobre 1971, alors qu’en Série mondiale, il est devenu le seul lanceur à accorder deux buts sur balles alors que les sentiers étaient tous occupés !


FRANK ROBINSON ET LES DOUBLES

Le grand Frank Robinson a écrit plusieurs pages dans le livre des records des majeures, mais il en est un dont on ne parle pas souvent, soit celui d’être le seul frappeur à avoir cogné 50 doubles au cours d’une saison entre 1954 et 1976 ! Il avait réussi l’exploit en 1962 avec les Reds de Cincinnati, soit 51 coups de deux buts. Robinson peut aussi se vanter d’avoir évolué avec cinq équipes et d’avoir été le gérant de cinq autres. Il a porté les couleurs des Reds, des Orioles, des Dodgers, des Angels et des Indians. Il a aussi dirigé les Indians, les Giants, les Orioles, les Expos et les Nationals.


LA FAMILLE BOONE

Ray Boone, qui avait remplacé le joueur-gérant Lou Boudreau lorsqu’il a fait ses débuts dans les majeures avec les Indians le 3 septembre 1948, était loin de se douter qu’il aurait une progéniture de joueurs de baseball majeur. Il a évolué dans les majeures jusqu’en 1960 alors que son fils, Bob, a joué sous la grande tente de 1972 à 1990, tandis que son petit-fils, Aaron, a porté les couleurs des Reds, des Yankees, des Indians, des Marlins, des Nationals et des Astros, de 1997 à 2007. De plus, Bob Boone a été gérant des Royals de Kansas City et des Reds de Cincinnati tandis qu’Aaron est aujourd’hui gérant des Yankees de New York.


LUIS APARICIO, UN CAS UNIQUE

Le petit Luis Aparicio se doutait peu qu’il allait connaître une superbe carrière lorsqu’il a fait ses débuts avec les White Sox de Chicago en 1956. Il d’abord mérité le trophée de la recrue de l’année avec une fiche de ,266 alors qu’il avait aussi réussi 21 buts volés. Il devait dominer la ligue Américaine pour les buts volés lors de ses neuf premières saisons dans les majeures. Originaire du Venezuela, Aparicio peut être fier du fait qu’il est le seul à avoir mérité ce trophée et de n’avoir jamais joué à un autre poste qu’à l’arrêt-court. Il a aussi gagné neuf gants d’or, dont sept avec les White Sox et deux autres avec les Orioles.