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Projet de loi 66 : des passe-droits pour les projets autoroutiers, dénoncent des environnementalistes

Projet de loi 66 : des passe-droits pour les projets autoroutiers, dénoncent des environnementalistes
Joël Lemay / Agence QMI

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Des environnementalistes s’inquiètent du grand nombre de projets autoroutiers qui pourraient bénéficier de mesures d’accélération grâce au nouveau projet de loi 66 dont l’étude doit débuter sous peu.

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Le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), Équiterre, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) et l’organisme Vivre en Ville craignent qu'ils bénéficient de passe-droits afin de contourner les règles environnementales en place.

Plusieurs projets autoroutiers se retrouvent parmi ceux retenus par le projet de loi 66 pour bénéficier de mesures d’accélération, font-ils valoir. C’est le cas, notamment, du prolongement de l’autoroute 25 dans Lanaudière, de la construction de l’autoroute 19 entre Laval et Bois-des-Filion, du prolongement de l’autoroute 73 dans Chaudière-Appalaches et de la construction de l’autoroute 35 en Montérégie.

Ainsi, la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement serait allégée pour réduire les conséquences environnementales prises en compte dans leurs conceptions. De plus, deux projets seraient totalement soustraits à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, souligne aussi le regroupement, y compris le projet d’élargissement de l’autoroute 30 entre Brossard et Boucherville.

Or, selon le regroupement, aucun projet autoroutier ne devrait faire l’objet de mesures d’accélération qui se feraient aux dépens de la qualité de leur évaluation environnementale.

«Le projet de loi 66 fait un pied de nez au régime d'autorisation environnementale en ne tenant pas compte des risques élevés pour l'environnement que présentent des projets d'agrandissement, de construction ou d'élargissement d'autoroutes. Au regard des enjeux environnementaux actuels, c'est inacceptable et cela peut créer un précédent dangereux», a affirmé la directrice générale du Centre québécois du droit de l’environnement, Geneviève Paul, dans un communiqué conjoint diffusé jeudi.

Selon la directrice générale d’Équiterre, Colleen Thorpe, l’augmentation de la capacité autoroutière ne s’inscrit pas dans «la perspective d’une relance du 21e siècle».