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Elle s’appelle Zoé

Un enfant, c’est précieux. Être parent, c’est un privilège et pas quelque chose qui nous est dû.
Capture d'écran, chusj.org Un enfant, c’est précieux. Être parent, c’est un privilège et pas quelque chose qui nous est dû.

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Elle s’appelle Zoé. Une petite fille dont les parents n’ont eu que 16 semaines de grossesse pour imaginer leur nouvelle vie de famille en sa compagnie.

Après l’accouchement, vers 2 h du matin et à la suite de la suggestion de l’infirmière, la mère et le père ont accueilli Lucie. Elle leur explique qu’elle est une bénévole de la Fondation J’allume une étoile et que celle-ci a un partenariat avec le CHUL-Centre mère-enfant Soleil et l’Hôpital Saint-François d’Assise à Québec.

Il y a plusieurs organismes qui viennent en aide aux familles touchées par un deuil périnatal. Ils offrent souvent gracieusement un accompagnement aux parents.

À leur sortie de l’hôpital, plusieurs semaines ont été nécessaires pour qu’ils se remettent sur pied. Aujourd’hui, ils vont mieux, mais n’oublieront jamais l’expérience qu’ils ont vécue.

C’est pour des enfants comme Zoé et ses parents que l’on souligne aujourd’hui la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. Un moment qui résonne dans l’esprit de plusieurs familles, mais dont on ne parle pas assez souvent.

Vivre un deuil périnatal, ce n’est pas le genre de chose que l’on publie sur les médias sociaux.

C’est plutôt une réflexion sur ce qui a été et aurait pu être. 

  • Écoutez la chronique d'Harold Fortin au micro de Pierre Nantel sur QUB radio:

OSBL en temps de pandémie

C’est Mme Guylaine Renaud qui a débuté ce service, il y a maintenant cinq ans. Habituellement, une armée de bénévoles intervient, chaque année, auprès d’une moyenne de 125 familles de la région de Québec. 

On parle rarement des impacts de la COVID-19 sur les organismes à but non lucratif. Pour un organisme comme la Fondation J’allume une étoile, la pandémie a réduit les dons, son nombre de bénévoles et a compliqué sa capacité à intervenir dans le réseau hospitalier.

Cette situation, elle est vécue un peu partout au Québec. C’est la raison pour laquelle notre solidarité collective doit également s’exprimer par notre soutien auprès de ces services qui sont essentiels pour un nombre grandissant de personnes. 

On est souvent touché par une situation parce que l’on y a été confronté directement ou indirectement. J’ai décidé qu’en cette période où l’on a besoin de se sentir utile à l’avancement de la société, j’allais trouver certaines causes qui me tiennent à cœur et y contribuer.

Le point de bascule

Des amis proches ont traversé cette épreuve. Je croyais les comprendre, ressentir et partager leur douleur, mais il n’en était rien.

Le 27 avril 2019, je l’ai finalement compris à mon grand désarroi. Cette date est un rappel constant des événements que nous avons traversés en famille et desquels nous sortons encore plus soudés. 

C’est le moment où nous avons pris la décision de toujours parler de notre fille comme d’une membre à part entière de notre famille.

Elle s’appelle Zoé et c’est notre fille. 

À celles et ceux qui ont vécu cette situation, peu importe les circonstances, sachez que vous n’êtes pas seuls.