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Gallagher veut maintenant gagner

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Photo AFP

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Il n’y a pas que ses quatre propres cases que Marc Bergevin a pu cocher en amenant Jake Allen, Joel Edmundson, Josh Anderson et Tyler Toffoli à Montréal. Ces quatre acquisitions lui ont également permis de satisfaire les trois critères de Brendan Gallagher.

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« En discutant avec mon agent, j’avais établi une liste de priorités. Je voulais être un Canadien de Montréal, faire partie d’une équipe compétitive et avoir la sécurité d’emploi. Le Canadien était en mesure de m’offrir les trois. »

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Les première et troisième conditions n’étaient pas difficiles à rencontrer. L’admiration que voue le directeur général pour Gallagher est tellement grande qu’il serait sans doute prêt, s’il le pouvait, à lui donner un emploi à vie au sein de l’organisation.

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La seconde condition représentait un certain défi. Lors des huit premières saisons de Gallagher dans l’uniforme du Canadien, l’équipe a raté les séries à trois occasions. Elle s’apprêtait à le faire pour la quatrième fois en cinq ans avant que la pandémie ne force la LNH à changer les règles du jeu.

Petry, le moment clé

Au cours des dernières années, Bergevin n’était parvenu qu’à attirer deux joueurs autonomes d’envergure : Alexander Radulov et Karl Alzner. Montréal n’étant plus un marché attrayant, on voyait le Tricolore être tributaire du développement de ses jeunes espoirs. La lumière au bout du tunnel n’était pas sur le point d’apparaître. 

Soudainement, le « reset sur le fly » a flyé beaucoup plus vite que prévu.

« C’est incroyable de voir tous les ajouts qu’on a faits », a déclaré jeudi l’attaquant de 28 ans, avant d’énumérer les qualités des quatre nouveaux venus.

« Chacun de ces joueurs va nous aider, a-t-il ajouté un peu plus tard. Toutefois, régler la situation de Jeff Petry très tôt, c’était important. En agissant ainsi, Berge a envoyé le message qu’il croit à notre groupe. C’est maintenant à nous de lui donner raison. »

Les séries d’abord

Il n’y a pas de doute, sur papier, le Canadien présente l’une de ses meilleures formations de la dernière décennie. De plus, avec une dizaine de joueurs déjà sous contrat jusqu’au terme de la saison 2022-2023 de même que l’ascension de Nick Suzuki et de Jesperi Kotkaniemi, les perspectives sont plus qu’intéressantes. 

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Assez pour passer d’une équipe qui vise une place en séries, « parce qu’une fois là, tout peut arriver », à une formation aspirante à la coupe Stanley ?

« De l’extérieur, les attentes vont peut-être changer. Mais à l’interne, nous allons continuer de travailler pour participer aux séries. »

Une réponse plutôt plate pour ceux qui ont vu dans les mouvements de personnel de Bergevin une accélération vers la terre promise.

« Je n’ai jamais amorcé une saison sans que la coupe Stanley soit l’objectif. Cependant, en tant qu’athlète, il est important de garder une vision à court terme. On doit d’abord trouver une façon de participer aux séries », a expliqué l’ailier droit. 

Baisse à prévoir

Un salaire annuel de 6,5 M$ vient avec des attentes. Les partisans exigent une production quasi quotidienne et s’impatientent plus rapidement. Comme si le retour sur l’investissement se calculait seulement en nombre de buts. 

À ce propos, Bergevin a pris soin de mettre tout le monde en garde. La division des responsabilités offensives entre un plus grand nombre de joueurs empêchera peut-être Gallagher d’atteindre à nouveau le plateau des 30 buts.

« Je m’en fous complètement. La saison au cours de laquelle j’ai marqué 10 buts, on a participé aux séries éliminatoires. Les deux fois où j’en ai inscrit 30, on les a ratées, a-t-il rappelé. C’est certain que j’espère marquer tous les soirs. Par contre, ma tâche ne se résume pas seulement à ça. Il faut contribuer d’une autre façon. Si tu ne marques pas, que peux-tu faire pour aider l’équipe ? »

Pas un pont d’or

En raison de l’intensité que déploie Gallagher sur la patinoire et de toutes les blessures qu’il a subies depuis le début de sa carrière, ils sont plusieurs à se demander si le choix de 5e tour du Canadien en 2010 sera en mesure d’honorer son contrat jusqu’à la fin.

Gallagher viendra tout juste de célébrer ses 35 ans lorsque l’entente arrivera à échéance en juillet 2027. Au cours des cinq dernières campagnes, Gallagher a subi des fractures à une main à deux reprises, une blessure à un genou, une commotion cérébrale et une fracture de la mâchoire.

« On me disait la même chose il y a six ans. J’ai trouvé une façon d’y arriver. Je le ferai encore. Ce contrat n’est pas un pont d’or vers la retraite. Je ne changerai pas la manière dont je joue », a soutenu Gallagher.

Ça, on s’en doute.