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La SQDC souhaite offrir plus de produits dérivés

Ce marché pourrait représenter 20 % de ses ventes d’ici deux ou trois ans, estime le grand patron de la société

Jean-François Bergeron, président et directeur général de la SQDC.
Photo Ben Pelosse Jean-François Bergeron, PDG de la SQDC

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La Société québécoise du cannabis (SQDC) estime que les produits dérivés à base de pot pourraient représenter 20 % de ses ventes d’ici deux ou trois ans. Il s’agit d’une industrie qui devrait gagner en popularité. Le PDG Jean-François Bergeron dresse le bilan des deux premières années d’activités de la société d’État qui ont été marquées par des difficultés d’approvisionnement et les impacts de la pandémie. Il fait également le point sur ses projets à venir et le développement de son réseau de succursales.

Quelles sont vos ventes au cours des 12 derniers mois?

Nous avons vendu 75 tonnes de cannabis. Au Québec, avant l’arrivée de la SQDC, la consommation sur le marché noir était évaluée à 150 tonnes. On s’approche sérieusement du 50 % des parts du marché. La pandémie n’a pas mal servi la SQDC, dans un sens, cela a accéléré la captation du marché noir.

  • Écoutez l'entrevue du PDG de la SQDC avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:


  • Écoutez la chronique économique d'Yves Daoust, directeur de la section Argent, sur QUB radio:  

 

Combien avez-vous de produits réguliers?

Nous avons aujourd’hui entre 200 et 300 produits en permanence dans nos succursales. Tu ne retrouves pas une offre similaire sur le marché noir. Il y a un roulement dans nos produits. Pour offrir entre 200 et 300 produits en permanence, nous avons une liste de 500 à 700 produits.


Quels sont vos projets concernant le développement de votre réseau?

Nous avons présentement 46 boutiques. Nous avons 21 baux de plus de signés. On pense finir notre année financière (en mars) aux alentours de 70 succursales. Notre plan d’affaires est, d’ici deux ans, d’avoir près d’une centaine de magasins. Dès l’an prochain, nous devrions être dans toutes les régions du Québec. Nous avons plus de 700 employés.


Combien prévoyez-vous remettre au gouvernement pour cette année?

Nous ciblons un dividende de 50 millions $. Lors de notre premier trimestre, nous avons atteint 10 millions $ et nous sommes en croissance.


Avez-vous l’intention d’étendre votre service de livraison la journée même à travers la province? Pour l’instant, il est disponible sur l’île de Montréal et à Laval.

Il y a un engouement pour la livraison la journée même. On s’apprête à offrir ce service sur la Rive-Sud de Montréal. Après, on va voir pour d’autres régions du Québec. On teste aussi un service de réservation dans quatre succursales. Le consommateur peut appeler dans un magasin et parler avec un conseiller. Il fait préparer sa commande et va la chercher.


Quelle importance souhaite donner la SQDC aux produits dérivés?

Je pense que les produits dérivés vont prendre de plus en plus de place. Est-ce que la SQDC pourrait vendre des crèmes? Ce n’est pas en ligne avec notre mission. Pour les produits comestibles et les breuvages [...] l’offre va s’amplifier. Nous sommes en discussion avec plusieurs producteurs pour penser à d’autres produits, comme des biscuits ou des barres tendres. Actuellement, les produits dérivés représentent moins de 5 % de nos ventes. On pense que cela pourrait représenter 20 % d’ici deux ou trois ans.


Pourrait-on voir des vapoteuses avec du cannabis à la SQDC?

Au Québec, on ne vend pas de vape pens, contrairement à d’autres provinces. On sent que ce produit a une certaine attraction. Il est pratique pour le consommateur. Ce n’est pas une interdiction de la loi, mais une directive de la Santé publique. Avec la pandémie, ce n’est pas un bon moment pour pousser ce dossier. Ce n’est pas dans les cartons à court terme.

Écoutez Le bon plant une série balado sur le cannabis qui sort des sentiers battus, au-delà des idées préconçues.