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Olivier Renard pense à 2021

Olivier Renard pense à 2021
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

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À son arrivée avec l’Impact de Montréal il y a un peu plus d’un an, le directeur sportif Olivier Renard mettait en garde sur la possibilité de changer miraculeusement l’allure du club. Sa vision est à long terme et il a notamment justifié de cette façon, jeudi, le récent transfert de Saphir Taïder en Arabie saoudite. 

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«On ne peut pas donner un coup de baguette magique, a-t-il rappelé, lors d’une visioconférence avec la presse montréalaise. Je regarde sur le long terme et le club regarde sur le long terme.»

Sans vouloir divulguer le montant obtenu par le club saoudien Al Ain pour Taïder, Renard a aussi parlé d’une «économie de salaire», une économie qui, a-t-il précisé, «offre une marge de manœuvre pour bloquer des joueurs à partir de janvier».

«On regarde pour investir pour la saison 2021», a-t-il ajouté, notant la présence d’un budget à respecter.

Concernant le transfert de Taïder, il a indiqué que tout s’était fait naturellement après une conversation avec l’agent du joueur.

«Un club s’était manifesté et il ne restait qu’à s’entendre sur un prix de transfert. Puis, on a ouvert la porte à Saphir», a simplement décrit le directeur sportif.

Se battre contre le protocole

Renard n’a pas jeté l’éponge pour la présente campagne, mais il convient que la situation de l’équipe, avec une douzaine de blessés et un séjour forcé aux États-Unis en raison de la pandémie de COVID-19, n’a rien pour aider l’organisation.

«On doit se battre contre les blessés et contre le protocole», a-t-il résumé.

«C’est une difficulté d’être là-bas, mais pour moi, ça s’arrête là, a aussi déclaré Renard, admettant que l’Impact était en bien meilleure position avant de quitter pour les États-Unis. On connaît la réalité, mais ce n’est pas une excuse, il faut obtenir des points au classement.»

Une liste limitée à 30 joueurs

Pour ce qui est de la situation à l’infirmerie, Renard explique qu’il ne peut pas non plus faire des miracles afin d’apporter du renfort.

«Il y a un maximum de 30 joueurs, en MLS, qu’on peut avoir sur notre liste, a-t-il rappelé. Pour nous, le plus gros problème qu’on a, ce sont plutôt les 12 joueurs qui sont à l’écart.»

La situation est devenue forcément problématique pour les matchs, mais aussi pour les entraînements, puisque Thierry Henry n’a même plus l’option de diriger des exercices à 11 contre 11. Avec le club aux États-Unis, il devient improbable de rappeler, ne serait-ce quelques joueurs de la formation U23, afin de s’entraîner convenablement.

Accéder aux éliminatoires

En bref, Renard n’est pas dupe : il sait que la situation est difficile pour l’Impact. Avec cinq matchs à jouer, le dirigeant garde espoir que le club terminera parmi les 10 premiers au classement de l’Association de l’Est afin d’accéder aux éliminatoires. Par contre, la décision de préparer tranquillement une saison 2021 ponctuée de conditions beaucoup plus favorables ne peut sembler qu’un choix responsable.

À court terme, Renard a précisé que le milieu de terrain Steeven Saba se remet d’une blessure à un pied et qu’il devrait rejoindre bientôt l’Impact aux États-Unis. Le gardien Clément Diop, parti en France pour des raisons familiales plus tôt cette semaine, devrait pour sa part retrouver l’équipe dès ce week-end, mais il devra respecter une quarantaine de plusieurs jours. La prochaine rencontre de l’Impact (6-10-2) est prévue samedi contre l’Inter Miami CF au Red Bull Arena. 

  • Toujours dans le but de prépaper 2021, l’Impact a obtenu jeudi un montant d’allocation général de 50 000 $ de l’Orlando City SC, cédant en retour une place de joueur étranger pour la saison en cours.