/news/politics
Navigation

Pénurie d'enseignants: Marwah Rizqy est allée prêter main-forte dans une classe de 5e année

La députée libérale Marwah Rizqy, suppléante dans une école de son comté, le 15 octobre 2020.
Courtoisie La députée libérale Marwah Rizqy, suppléante dans une école de son comté, le 15 octobre 2020.

Coup d'oeil sur cet article

Devant le manque criant d’enseignants dans les écoles, la critique libérale en matière d’éducation, Marwah Rizqy, s’est portée volontaire pour faire de la suppléance dans une école de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

• À lire aussi: Nos enseignants brûlent la chandelle par les deux bouts

• À lire aussi: Attention à la santé psychologique des enseignants

• À lire aussi: Québec cherche 800 profs retraités pour faire de la suppléance

«J’ai entendu l’appel qu’il manquait des suppléants. La banque de suppléants est vraiment vraiment vide, donc, j’ai levé la main, j’ai répondu présente», a raconté la députée libérale de Saint-Laurent au micro d’Antoine Robitaille sur QUB radio.

Dès la 2e journée de son nouvel emploi temporaire, la politicienne se disait déjà impressionnée par le respect des consignes sanitaires. 

«La discipline se passe vraiment bien. Les enfants connaissent bien le protocole», a-t-elle rapporté.

Quant aux professeurs et au personnel de la direction, elle n'avait que des éloges pour eux. 

«Ils sont vraiment tout le temps souriants. Il y a une joie de vivre quand même. Dans mon école, il y a une grande magie qui s’opère», a dit Mme Rizqy qui souligne que les consignes de la Santé publique arrivent parfois tard en fin de journée. 

Jusqu’à maintenant, Marwah Rizqy a remplacé en classe d’accueil et en 5e année, où elle a enseigné le français et les mathématiques.

«Même moi j’ai [dû] revisiter les nombres premiers, il a fallu que je me fasse une petite mise à jour pendant la pause du lunch», a avoué en riant l’avocate fiscaliste. 

Le pairage : une approche qui a du potentiel

«Je réfléchissais à tous les enseignants qui, dans les cinq premières années, quittent la profession parce qu’ils sont épuisés [...]; si on était capable de jumeler les nouveaux enseignants avec les plus anciens, peut-être qu’il y en a qui resteraient plus longtemps dans la profession», a suggéré Mme Rizqy.

La critique en matière d’éducation a rappelé qu'il y a entre «20 à 30% des enseignants» qui quittent la profession au cours des cinq premières années. 

«La charge est quand même importante et on a besoin d’aide», a-t-elle imploré en parlant de son expérience actuelle en tant que suppléante. 

«Quand l’orthopédagogue ou la directrice adjointe est venue me prêter main-forte dans ma classe, ça m’a vraiment donné un coup de main. On s’est séparé quelques sous-groupes et on a été capable de mieux travailler avec quelques élèves, de s’assurer qu’il n’y a personne qui a arrêté de suivre (...)», a-t-elle raconté. 

Le meilleur moment pour lever la main

Marwah Rizqy voit d’un bon œil que des gens d’autres professions, comme des comédiens, des acteurs et des artistes, dont les carrières sont mises sur pause en raison de la pandémie, se portent également volontaires pour faire de la suppléance dans les écoles du Québec.

«Si on est capable d’avoir les gens qui ont du temps à donner, là c’est le temps», a-t-elle suggéré.  

  • Écoutez Marwah Rizqy, députée libérale de Saint-Laurent, et cette semaine suppléante dans une école de son comté, sur QUB Radio: