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Halloween: petits monstres, parents et commerçants ravis

Réax parents Halloween
Photo Dominique Lelièvre Mélanie Lemieux magasinait, jeudi, les costumes de ses enfants à la boutique Imaginaire de Laurier Québec.

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Beaucoup d’enfants au Québec ont sauté de joie, jeudi, en apprenant qu’ils pourront passer l’Halloween en respectant certaines consignes. Parents et commerçants y voient aussi une bonne nouvelle, avec quelques réserves.

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«Ça fait déjà deux semaines qu’ils sont préoccupés à savoir s’ils pourront passer l’Halloween ou pas», raconte Mélanie Lemieux au sujet de sa fille de 6 ans et de son garçon de 8 ans, qui pourront finalement revêtir leurs habits de sorcière et de ninja le 31 octobre.

Précaution

«On s’était dit que s’il n’y avait pas de porte-à-porte, on ferait des activités familiales à la maison. C’est sûr que l’on était pour fêter l’Halloween, mais si on peut le faire de porte en porte, ils seront certainement très contents», mentionne la mère de Québec, rencontrée dans un magasin de costumes, jeudi.

Si l’annonce gouvernementale a fait des heureux, d’autres parents préfèrent ne prendre aucun risque et éviteront malgré tout la traditionnelle collecte de bonbons dans les quartiers résidentiels, par précaution.

«[François Legault] dit de rester en famille, mais de toute façon, on va se croiser sur les trottoirs, dans les rues. Les gens qui sont chez eux, on ne connaît pas leur hygiène. Nous, on va faire une chasse au trésor de bonbons sur notre terrain», expose Jacinthe Thibodeau, de Québec, mère d’un garçon de 8 ans et d’une fille de 11 ans.

Un équilibre

Benoît Doyon, propriétaire de la chaîne de boutiques Imaginaire, espère que les ventes reprendront à deux semaines des festivités.
Photo Stevens LeBlanc
Benoît Doyon, propriétaire de la chaîne de boutiques Imaginaire, espère que les ventes reprendront à deux semaines des festivités.

Face au «dilemme» entre les impératifs de santé publique et le bonheur des plus jeunes, le gouvernement a trouvé le bon équilibre, pense de son côté Benoît Doyon, propriétaire de la chaîne de boutiques Imaginaire.

Satisfait de l’annonce gouvernementale, il ne s’attend tout de même pas à combler toutes les pertes subies cette année en raison de la pandémie, qui a fait fondre de 95 % ses recettes liées à l’Halloween.

En plus, le segment lucratif des déguisements et des accessoires pour les adultes, qui dépensent souvent plus d’argent pour cette occasion spéciale, ne risque pas de décoller alors qu’aucun party ne sera toléré.

«Je suis content comme citoyen, puis comme commerçant, c’est une bonne nouvelle. Ce ne sera pas notre Halloween habituelle, mais pour les plus jeunes qui ne pensaient pas avoir une Halloween, peut-être qu’il y aura un petit soubresaut des ventes d’ici au 31», dit M. Doyon.

Bonne nouvelle

«C’est une bonne nouvelle dans les circonstances, mais la meilleure nouvelle, ce sera quand on n’aura plus le fameux COVID», lance-t-il en terminant.

«C’est une belle fête. On a tous déjà été enfants. C’est une fête le fun pour les enfants. Ç’aurait été triste qu’ils ratent ça. Je trouve que pour eux, c’est bien», soutient pour sa part Jennifer Murray, commis au magasin Chant-O-Fêtes Party, à Québec.